Hondarribia – Fuenterrabía

La place forte qui fut la plus disputée

Cette localité située entre l’Espagne et la France a conservé sus murailles bien des années malgré les nombreux sièges qu’elle a subis à travers l’histoire. C’est une destination idéale pour l’été.

Planifiez votre escapade à Hondarribia

Hondarribia est une localité très peuplée où se mèlent, habitants, pécheurs et visiteurs. Il a une vieille ville intéressante que vous pouvez visiter en une seule journée. Elle dispose également d’une belle plage et d’un port sportif (où pratiquer le tourisme actif). Si vous pouvez rester plus longtemps, vous pouvez également visiter le Parc Naturel de las Peñas de Aya ou Irun. Il y a deux principaux quartiers à ne pas manquer: La Marina et la vieille ville. Le premier a été traditionnellement le quartier des pêcheurs, avec les maisons traditionnelles décorées de fleurs.  C’est Ici que nous trouvons la meilleure offre gastronomique. La vieille ville, déclarée zone monumentale, a été construite par Carlos V. On y accède par deux portes principales celle de Santa María et l’autre de San Nicolás.

Voulez-vous visiter cet endroit?

Hondarribia  en euskera signifie “le gué de sable” ce qui lui va très bien car le village s’est installé sur le gué de la Bidasoa à marée basse.

Lorsque les romains colonisèrent la région de la Bidasoa ils s’établirent dans la voisine Irun y fondant Hondarribia comme le prouvent les restes trouvés sur les lieux et l’existence du port et du mouillage romain de Asturiaga sous le phare. Cependant la tradition raconte que Hondarribia fut fondée par le roi wisigoth Recaredo au VIe siècle.

En 1180, Fuenterrabia est cité dans le «Fuero» (Lois) que le roi Sancho le Sage de Navarre donna à San Sébastien. C’était alors l’unique sortie sur la mer que possédait le royaume de Navarre au sud des Pyrénées. Sa situation stratégique et la proximité de la France marqueront en grande mesure l’histoire de Hondarribia

En 1200, le roi Alfonso VIII de Castille occupa tout Guipuzcoa, et trois ans plus tard fonda la cité avec catégorie de «villa» en lui concédant la «Carta Puebla» et les privilèges des Lois de San Sébastien. En 1280 les français y mirent le siège, sans succès.

En 1476 pendant la guerre civile castillane, un e énorme armée française mit le siège à Fuenterrabia qui était aux mains du chevalier don Juan de Gamboa, partisan de Isabelle la Catholique. Pour éviter que les tours ne s’écroulent sous l’effet de l’artillerie française et fassent des blessés, les défenseurs démontèrent les plus élevées, creusant des tranchées à leurs pieds et renforçant l’épaisseur des bastions. Deux mois plus tard, les français se retirèrent.

En 1521, les troupes de la Navarre d’outremonts sous les ordres de Enrique II d’Albret et appuyées par les français firent la conquête de la ville. Elles y restèrent deux ans, assiégées et bombardées par les castillans jusqu’à négocier la reddition. Ensuite, le roi Carlos I ordonna la construction des fortifications que l’on peut encore voir de nos jours. En 1539, le roi vint en personne voire le résultat des travaux.

En 1526 eut lieu à Fuentarrabia l’échange du roi François I (fait prisonnier en Italie) contre ses deux fils comme garants du Traité de Madrid.

En 1638, lors de la guerre de Trente Ans, la cité subit le siège le plus célèbre de son histoire. Pendant deux mois, Fuenterrabia fut assiégée par les troupes françaises de Louis XIII jusqu’à l’arrivée de renforts depuis la Castille. La défense de la ville fut acharnée et la ville pratiquement détruite. Entre ses défenseurs se trouvaient plus d’une centaine de membres de régiments de Navarre, le 7 septembre – au summum des combats-ils virent en apparition La Vierge du Puy, et tous survécurent. L’amiral qui commandait les secours écrivit à sa femme: «Ma Mie, comme de la guerre vous ne connaissez rien, je ne vous dirai que ceci: le camp ennemi se divisa en quatre parties: la première prit la fuite, la seconde nous l’avons occise, la troisième est prisonnière et le reste s’est noyé. Que Dieu vous garde: Je m’en vais souper à Fuenterrabia». Ce siège est remémoré chaque année lors du spectaculaire Alarde qui est célébré le jour de la libération, le 8 septembre.

Le 7 novembre 1659, dans l’île des Faisans (toute proche) fut signé le Traité des Pyrénées qui mit fin à la Guerre des Trente Ans. Dans cette île même, eut lieu, cinq ans plus tard le mariage entre l’infante Marie Thérèse d’Autriche et Louis XIV de France, le roi Soleil. Le peintre Velazquez surveilla la préparation des lieux.  Vu son grand âge il revint à Madrid épuisé, et  peu après il mourut.

Depuis la moitié du XVIIIe, Fuenterrabia se vit remplacée peu à peu par Irun et San Sébastian. Sa ruine arriva en juillet 1794 durant la Guerre de la Convention quand après un siège fort court, les révolutionnaires français la mirent à sac, en plus des accusations officielles d’incompétence et de trahison.

Au cours de la première Guerre Carliste, elle fut prise par les rebelles subissant en 1837 un siège et un assaut de la part de l’armée gouvernementale, commandée par le Général Espartero en personne.

Au cours du XIXe, elle survécut grâce à l’élevage et à la pêche jusqu’à la fin du siècle. Fuenterrabia reprit surface en s’installant dans un nouvel élan touristique qui commença à se développer et qui continue de nos jours.

Calle Mayor

En 1900, on y inaugura le Fort de Guadalupe, à quelques mètres du sanctuaire du même nom et sur la cime du mont Jaizkibel. Aux débuts de la Guerre Civile de 1936, des dizaines d’estivants d’idéologie de droite (entre eux les écrivains et politiques Victor Pradera et Honorio Maura) y furent emprisonnés et assassinés.

En 1973, plusieurs de ses rues furent choisies pour le tournage du film Papillon avec Dustin Hoffman et Steve McQueen

En 1980, la mairie ajouta le nom de Hondarribia á celui castillan de Fuenterrabia, éliminant ce dernier en 1989, même sur les signalisations de trafic, bien que une partie de la population l’utilise encore.

Partons donc de la Porte de Santa Maria. C’est celle que nous rencontrons en premier venant d´Irun. Prenons la Calle Mayor avec parmi ses maisons les édifices les plus importants de la ville : l’Hôtel de ville (1735 de style baroque). En face se trouve le palais Casadevante (baroque) et la demeure Guevara (XVIIIe siècle), l’église de Notre Dame de l’Asuncion et la paroissiale du Manzano (XVe siècle) avec une tour impressionnante (baroque du XVIIIe).

La Rue Mayor débouche sur la Plaza de Armas, où s’élève le château de Carlos V. Ce bâtiment a été utilisé comme forteresse militaire importante pendant le règne de Carlos V. D’autres bâtiments intéressants ici sont le palais Zuloaga (18ème siècle), les demeures Mugaretenea (16ème siècle) et Eguiluz (17ème siècle), ce dernier construit sur un autre bâtiment plus ancien où Philippe le Beau et Jeanne la Folle résidèrent. Vous devez également vous rendre sur la Promenade de l’Espolón avant de quitter la ville.

Torre de Carlos V

Aux environs de la montagne Jaikibel, se trouve la chapelle de Guadalupe, construite à la fin du 18ème siècle sur un ancien temple du 16ème siècle. Si nous montons jusqu’au pic de San Enrique (à une hauteur de 547 mètres), nous profiterons d’une vue panoramique  magnifique sur la baie de Txingudi, le Cap Figuier et la partie la plus occidentale des Pyrénées.

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Dónde dormir en Hondarribia
Faro de Higuer
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Entrada principal de la ciudad

Informations pratiques

Coordonnées

43° 22′ 0″ N, 1° 48′ 0″ W

Distances

Donostia-San Sebastián 20 km, Bilbao 119 km, Madrid 472 km

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