Arrigorriaga

Le lieu mythique des pierres rouges

À quelques kilomètres de Bilbao, sur la route entre la capitale biscayenne et Vitoria, se trouve l’endroit où culmina la légende fondatrice de la Biscaye. Deux batailles célèbres entre carlistes et libéraux y eurent lieu. C’est un excellent point de départ pour aller visiter Bilbao à moindre coût et  parcourir aussi tout le centre de la Biscaye.

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Arrigorriaga est utilisé par les voyageurs à petit budget comme un lieu de séjour pour leurs visites dans la vieille ville de Bilbao et la zone centrale. La vérité est qu’il y a très peu de choses à voir à Arrigorriaga; mais elles sont de haute qualité: l’ermitage de San Pedro de Abrisqueta – situé à la périphérie et  fort mal indiqué mérite la peine de faire l’effort de le chercher – c’est un endroit spécial et charmant; son église paroissiale joua un grand rôle dans l’histoire de  la Biscaye, ainsi que son pont. Depuis Arrigorriaga, vous pouvez faire des excursions dans les parcs naturels d’Urquiola et Gorbea. Il y a de nombreux endroits pour manger et fort peu qui soient bon marché et agréables pour passer la nuit. Nous les avons recueillis sur notre page de dormir et un repas  à Arrigorriaga.

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Il y a  plusieurs interprétations sur l’origine de ce nom de lieu. La plus connue plonge ses racines dans l’histoire et la légende. Il semble que sur le site actuel de Arrigorriaga  se trouvait le village de Padura , là où, en 870  eut lieu la célèbre bataille qui porte son nom et qui  opposa  les biscayens(menés par Juan Zuría, premier seigneur de Biscaye) et les gens de Leon . L’offensive fut réglée par une nette victoire des premiers, ce qui  provoqua la débandade désespérée des gens de Leon une fois leurs rangs décimés. Selon la tradition orale, le terrain où la bataille  eut lieu était complètement couvert de sang après la confrontation, il fut alors décidé de remplacer le nom de Padura par Arrigorriaga, qui étymologiquement signifie « lieu de pierres rouges. » La version la plus répandue de ce mythe a été écrite par Lope García de Salazar au XVe siècle, bien longtemps après les faits. Une autre théorie relie le nom de la ville aux anciens gisements de fer du mont Ollargan, dont la veine  minérale teintait de rouge les pierres environnantes. Ces mines de fer ont toujours été l’une des principales sources de richesse dans la région, car même si, en l’an 1300, elles étaient sous la juridiction de Bilbao, leur potentiel économique s’est toujours répercuté sur Arrigorriaga.

Tout au long de l’histoire d’Arrigorriaga, elle fut une sorte d’église Principale de la merindad d’Uribe avec un certain poids administratif dans la région, dont le « juntero » ou  représentant occupait le siège numéro 39 au Parlement de Gernika. Les municipalités de Basauri, Arrancudiaga, Alonsótegui et Zarátamo en dépendaient. La première référence écrite que l’on ait de la localité date de 1107, lorsque la paroisse de Santa Magdalena fut incorporée au monastère de San Salvador de Oña.

La vie dans cette ville s’écoula sans faits importants jusqu’au XIXe siècle. En 1835 et 1872, lors des guerres carlistes, deux batailles sanglantes eurent lieu, autour du pont Moyordín, qui reliait la municipalité à d’autres villes voisines, comme Zarátamo. En 1876, à la fin de la dernière guerre, les fueros (lois de protections) des provinces basques furent supprimés. Ce fait  permit à Basauri, Arrancudiaga, Alonsótegui et Zarátamo de se séparer définitivement d’Arrigorriaga,  avec cependant plus d’un procès à ce sujet.

Économiquement et de même que dans les villages voisins, le XIXe siècle apporta le réveil industriel de la localité, grâce en partie au développement de l’exploitation des mines.

Au XXe siècle plusieurs catastrophes affectèrent la population. En 1940, un incendie détruisit jusqu’aux combles l’Hôtel de Ville du XVIIIe et les importantes Archives Municipales et en 1983 les grandes inondations de Biscaye causèrent d‘importants ravages dans la commune.

De nos jours, Arrigorriaga est devenue une importante cité dortoir de par sa proximité avec Bilbao.

De son centre urbain soulignons l’Église Paroissiale de Santa Maria Magdalena, du  IXe siècle, bien que rien soit resté de sa structure originale. Sur l’autel, il y a une sculpture expressive de Santa María Magdalena, de Nicolás Teite, datée de 1705, ce qui est surprenant car son buiste est dénudé (ce qui a traditionnellement attiré l’attention des hommes, même les moins intéressés artistiquement parlant). Dans le temple il y a aussi une stèle funéraire avec un sarcophage qui, selon la tradition, contient les restes de l’Infant asturien Ordoño, fils d’Alphonse III el Magno et héritier de la Couronne de León, mort pendant la bataille de Padura. Comme  curiosité, citons que en 1920,  on inaugura dans les dépendances de l’église le Salon des Fêtes, l’un des premiers cinémas de Vizcaya, un espace qui de nos jours encore supporte les coups du temps.

La chapelle ermitage de San Pedro de Abrisqueta est peut-être la plus ancienne de Biscaye puisqu’elle comporte des éléments bien antérieurs à la construction qui nous est restée, et qui est des XIe et XIIe siècles. Dans le jambage de l’entrée principale, il y a un motif décoratif qui est probablement d’origine wisigothique et dans la fenêtre de l’abside on peut apprécier des fragments de décoration préromane. De même sur le mur sud,  une arche en plein cintre aveugle inclut des restes de stèles funéraires romaines qui furent réutilisées en tant que matériaux de construction, comme c’était l’habitude au Moyen Âge.

La chapelle ermitage du Saint-Christ de Landaederraga, daté de 1655, bien que protagoniste de différentes reconstructions ultérieures, se distingue par sa sobriété, mais surtout par la sculpture du Christ Crucifié qu’elle héberge.

Du patrimoine civil  citons l’Hôtel de Ville, fruit d’un remodelage successif. En 1940 le bâtiment original de 1777 fut la proie des flammes, perdant aussi la plupart des archives municipales. La réhabilitation la plus récente fut inaugurée en 2011, apportant un aspect plus moderne à la mairie.

Le Pont de Moyordin, de nos jours au sein d’un bel espace planté d’arbres fut un site stratégique, scène de deux grandes batailles entre libéraux et carlistes au XIXe siècle, alors qu’ils utilisèrent Arrigorriaga comme essai préliminaire des sièges futurs de Bilbao.

Ayuntamiento de Arrigorriaga

Pour le voyageur qui vient avec du temps et de la curiosité il y a beaucoup à voir à Arrigorriaga, il est recommandé de profiter de la route touristique connue sous le nom « Le secret des pierres rouges », organisée par le Conseil municipal. C’est une visite culturelle  gratuite d’une heure et demie au cours de laquelle, avec l’aide d’une bande dessinée et d’un guide, une promenade est faite à travers l’histoire, les coutumes et les endroits les plus significatifs de la ville. L’itinéraire, qui peut être fait avec un moniteur ou librement, commence dans l’édifice des anciennes écoles, sur la place d’Arrigorriaga.

Renseignements pratiques

Coordonnées

43° 12′ 28″ N, 2° 53′ 10″ W

Distances

Bilbao 11 km, San Sebastián – Donostia 93 km, Madrid 390 km

Parking

Rue Severo Ochoa

Altitude

55 m

Habitants

12 374 (2013)

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