Elorrio

Cité de palais et écussons héraldiques

À l’hombre du mont Udalaitz et faisant frontière avec Guipuzcoa, se dresse la cité de Elorrio dont le centre historique est parmi les plus complets et les lieux conservés de Biscaye.

Planifiez votre escapade à Elorrio

Vers l’ouest. À deux kilomètres par la route de Bilbao se trouve l’Église de San Agustin de Etxebarria, l’une des premières églises du Duranguesado qui faisait partie d’un couvent. C’est une église du XIe siècle restaurée aux XIVe et XVIIe siècles. Son retable de style plateresque est remarquable ainsi que des fragments de peintures murales du XIe siècle sur l’un de ses murs.

Elorrio conserve aussi un grand nombre de chapelles ermitages. On a trouvé dans certaines des pierres tombales du Haut Moyen Âge qui ont été rassemblées dans la Nécropole de Argiñeta, à côté de la chapelle de San Adrian. Vingt sépultures et cinq stèles de VII au IXe siècles furent installées là au XIXe  avec un petit air romantique, conservé de nos jours.

Enfin, il nous reste à signaler que si le voyageur veut compléter sa visite, la Mairie de Elorrio met à sa disposition une Route Patrimoniale dans la ville.

La promenade à travers la vieille ville d’Elorrio et la visite de la nécropole voisine d’Argiñeta (vous pouvez même y aller à pied) peuvent vous prendre une matinée. Mais vous pouvez y rester un bon nombre de jours  car vous y trouverez toujours quelque chose d’intéressant à faire : la vallée dans laquelle  se trouve cette cité si bien conservée est idéale pour la randonnée; à proximité se trouvent les parcs naturels d’Urquiola et de Gorbea. Durango, à quelques kilomètres peut être la destination d’une demi-journée d’excursion. Au nord, vous pouvez passer une journée entière dans la ville forale de Gernika  et dans la fascinante foret de Oma, avec la grotte de Santimamiñe.   Elorrio est une merveille encore inconnue du tourisme; Donc, vous trouverez de nombreux endroits pour déjeuner et pour y passer la nuit qui sont généralement de tourisme rural, que nous vous  avons rassemblés sur notre page dormir y manger à Elorrio.

Voulez-vous connaître ce site?

Le territoire sur lequel se trouve Elorrio doit avoir été occupé par plusieurs petits peuplements qui avaient leurs propres ermitages. Dans celle San Adrián de Argiñeta il y a un nombre impressionnant de tombes médiévales anciennes, dont l’une datée de l’année 883, selon notre calendrier grégorien actuel.

L’histoire d’Elorrio commence avec sa fondation en 1356 sur les terres de l’avant église  de San Agustín de Etxebarria, à environ deux kilomètres à l’ouest de la  ville nouvelle. Ce fut le comte Don Tello, seigneur de Biscaye, qui lui  donna une charte de fondation inspirée de la Charte de Logroño. Dès le début, le rôle de ce nouveau village fut purement défensif car  la guerre des bandos  exigeait la construction  rapide de nouvelles fortifications à la frontière avec Guipuzcoa pour protéger cette vallée des rapines et des attaques contre les habitants des  petits villages et ante églises  Cependant, la population a gravement souffert des conséquences de ces conflits, en particulier l’année 1468, date de la célèbre bataille de Elorrio où s’affrontèrent les  Ibarra et les Marzana, partisans des oñacino  et gamboíno respectivement. Bien que les murailles aient été très affectées par l’artillerie, les assaillants furent vaincus, mourant au combat plusieurs des fils du  fameux chef de Bando et historien Lope García de Salazar.

En 1480, un incendie dévora les bâtiments de bois, qui furent reconstruits en pierres par la suite. La fin des guerres de Bandos, à l’époque des Rois Catholiques,  permit à la population de s’établir à l’extérieur de ses murailles formant plusieurs banlieues au cours des siècles suivants, ainsi qu’une nouvelle église. Elorrio commença à amasser sa fortune et à se forger la réputation de centre de premier ordre grâce à la présence d’artisans et de marchands; depuis les premiers drapiers et lanciers  jusqu’aux grands marchands de fer. La richesse, favorisée par le contact avec les Amériques, a permis aux familles de quincailliers, marchands et armuriers de construire de nombreux demeures sur lesquelles ils ont placé leurs emblèmes, écus de famille, Des constructions qui apportèrent un cachet particulier à la cité. Tout cet essor fit que l’anté église de San Agustin de Etxebarria se redéfinit en 1630 alors que son noyau de population avait été détruit les siècles précédents.

Noviciado de Elorrio

Au cours du XIXe siècle, la population s’unit à la mode des stations de Bains ouvrit deux centres d’eaux thermales et médicinales, les Vieux Bains et Belerin. Ce qui attira une nouvelle vague de visiteurs qui, bien souvent, firent de Elorrio  leur destination de vacances d’été. En 1907, les thermes fermèrent, mais la cité continua à être une attraction touristique importante pour les familles aisées, en particulier l’aristocratie et la noblesse de Bilbao

Après la Guerre Civile, l’activité locale se réorienta vers l’industrialisation suivant un modèle de coopérative de type plus de Guipuzcoa que de Biscaye. De sorte que la richesse du patrimoine de Elorrio continua à attirer chaque année une grande quantité de visiteurs qui se promènent dans sa vieille ville replète de joyaux des patrimoines civil et religieux.

Ellorrio est un village près de Durango, dans la vallée de Duranguesado. Il est traversé par la rivière Zumelegi et par une infinité ruisseaux et  est toute entourée de montagnes, comme son voisin,  Son centre historique, très bien conservé, concentre une architecture palatiale intéressante et très fournie, raison pour laquelle elle a été déclarée Complexe Artistique Monumental Historique en 1964, étant la première municipalité à recevoir cette reconnaissance dans toute la Biscaye.

Le cœur de la ville est la place Gernikako Arbola, où se trouvent la mairie, l’église principale et un fronton ouvert. Ce noyau urbain devient chaque 7 octobre la scène principale de la fête locale des Errebombillos,  qui commémore la bataille de Lépante. Son monument principal est la Basilique de l’Immaculée Conception, déclarée Bien d’Intérêt Culturel. L’église, avec un plan d’église hall a été construite dans les styles gothique et Renaissance entre 1459 et 1506, bien que sa tour soit beaucoup plus tardive (à partir de 1672). À l’intérieur, la voûte à  croisée d’ogives à nervures attire l’attention. Le retable principal (XVIIIe siècle), œuvre de Churriguera achevé par José de Alkorta, est aussi l’un comportant le plus de dorures de toute la province, ayant financé par les dons des indianos(Villageois ayant fait fortune aux Amériques). Le mausolée est dédié à San Valentín de Berrio-Otxoa, patron de Biscaye, le plus célèbre des enfants de la ville. À la sortie du temple, à côté du portique, se trouve une belle fontaine du XVIIIe siècle.

Devant la basilique se trouve l’Hôtel de Ville (1773), un bâtiment classiciste et sobre avec l’entrée typique des mairies. De curieuses inscriptions, prises de la Bible, parcourent les murs de la façade: « Dans la maison de celui qui jure / ne manquent mésaventures » et « De chaque mot vide / tu donneras le sens profond ». Adossé à son flanc oriental est le palais Igartza (1620), de style classiciste et l’une des nombreuses demeures aristocratiques de pierres de taille qui peuplent la cité.

Il y a de nombreux palais et manoirs à voir à Elorrio, construits en pierre de taille,  les façades ornées de sculptures et de blasons, jusqu’à 69 de ceux-ci, qui montrent les lignées des propriétaires. Dans les rues adjacentes à la place  il y a par exemple plus de vingt palais Renaissance et baroque construits au moment du grand essor économique (XVI à XVIII),  et qui appartiennent à des particulièrs. Vous avez par exemple celui Urkizu (1677), baroque avec une inscription en latin (dont la traduction serait: « La Vierge seule apporte l’honneur /et le travail  la vertu »), prouvant le caractère culte du bâtiment et de la lignée. Le Urigoitia-Zearsolo de Untzeta se compose de deux structures d’époques différentes,  l’une classiciste de 1650 et l’autre plus moderne avec la façade et un grand jardin.

Ceux de Iturri (fin XVII), actuelle maison de la Culture et Larrategi, partiellement détruit par les bombes de l’aviation en 1937 et reconstruit dans les années soixante-dix dans le style néo-Renaissance. Le palais Renaissance d’Arabio Etxebarria, au pied de la basilique, possède une belle galerie noble. Enfin, les trois édifices de la famille Arespakotxaga forment un triangle spectaculaire de palais à l’ouest de la ville: celui de Arespakotxaga-Azkarraga ou Abarrategui (environ 1660), entourée d’un grand jardin; celui de Arespakotxaga-Adueza ou Urkizu, baroque de 1659 et le Palais des Arespakotxaga-Mendibil (1620), équipé d’une façade post clasiciste et une loggia arrière intéressante conserve aussi l’un des deux portails qui restent des anciennes murailles de la Villa,  la Porte Don Tello ou du Midi, adossée à l’angle de Saint-Pie X. Avec des créneaux et une entrée en ogive,  elle porte un écus des armes des Rois Catholiques. Il fut construit en1490 et reconstruit au XXe siècle. L’autre porte est située à la fin de la rue Elvira Iñurrieta et on la connait comme celle de la rue Erreka ou de la Ronda del Río, Sans intérêt architectural.

De l’autre côté de la rivière il y a aussi plusieurs palais baroques comme le rococo de Esteibar-Arauna (1750) construit sur le terrain sur le quel jusqu’à 1653se faisaient les réunions de preuve d’ « hidalguia »(de noblesse), ou encore celui de Aldape-Beitia (1693), dispensaire de nos jours.

Une autre des singularités d’Elorrio est que dans les rues de la ville, vous pouvez trouver jusqu’à neuf croix ou calvaires, tous en pierre du XVIe siècle, C’est la ville de Biscaye qui en a conservé le plus. Ces Croix sont réparties aux sorties de la ville vers les quartiers et les communes adjacentes et servirent à délimiter le noyau urbain.  On leur appliquait la loi locale, c’étaient les limites que les étrangers et les voisins en cas de quarantaine ne pouvaient  franchir. D’entre elles, nous pouvons souligner, pour son intérêt artistique, celle de Kurutziaga (1522), un exemple de gothique tardif avec une grande richesse décorative et iconographique qui concentre dans son chapiteau le plus grand nombre d’images que toutes les autres croix  de la ville.

Sur la rue Elizburu est le Monastère dominicain de Santa Ana (1692), construit aux frais du conseil municipal et des habitants de la ville. Le couvent comprenait l’église, la résidence, la maison des aumôniers et une petite construction utilisée pour  y donner des cours de grammaire et de latin. Dans le temple il y a un reliquaire d’argent avec les os de San Valentín de Berrio-Otxoa et les chaînes qui le tenaient pendant son martyre. La maison de l’aumônier abrite actuellement le musée Berrio-Otxoa.

Centro de Elorrio

Vers l’ouest. À deux kilomètres par la route de Bilbao se trouve l’Église de San Agustin de Etxebarria, l’une des premières églises du Duranguesado qui faisait partie d’un couvent. C’est une église du XIe siècle restaurée aux XIVe et XVIIe siècles. Son retable de style plateresque est remarquable ainsi que des fragments de peintures murales du XIe siècle sur l’un de ses murs.

Elorrio conserve aussi un grand nombre de chapelles ermitages. On a trouvé dans certaines des pierres tombales du Haut Moyen Âge qui ont été rassemblées dans la Nécropole de Argiñeta, à côté de la chapelle de San Adrian. Vingt sépultures et cinq stèles de VII au IXe siècles furent installées là au XIXe  avec un petit air romantique, conservé de nos jours.

Enfin, il nous reste à signaler que si le voyageur veut compléter sa visite, la Mairie de Elorrio met à sa disposition une Route Patrimoniale dans la ville.

Indispensable

Fachada del Ayuntamiento
Ermita de San Adrián

Informations pratiques

Coordonnées

43° 8′ 0″ N, 2° 32′ 0″ W

Distances

Bilbao 44 km, San Sebastián-Donostia 79 km, Madrid 400 km

Stationnement

Sur la rue Niceto Urkizu

Altitude

185 m

Habitants

7294 (2013)

Fêtes patronales, Ferika Nausikuak (premier dimanche de septembre), Saint Valentin de Berrio-Otxoa (4 juillet)

Erbombombillos (premier dimanche d’octobre)

Txakoli D.E. Bizkaia Bodega Elizalde

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