Pedraza de la Sierra

De la richesse des moutons mérinos au cinéma et au tourisme

Bordé par les ruisseaux Cega, San Miguel et Vadillo, Pedraza de la Sierra est un village médiéval d’architecture très bien préservée, où de nombreux films ont été tournés. Les visiteurs y trouveront une large gamme de rôtisseurs et des événements musicaux intéressants.

Planifiez votre escapade à Pedraza de la Sierra

Pedraza est un village où le temps s´est arrêté. C´est un petit village que vous pouvez visiter en une demi-journée; ne manquez pas la principale attraction historique: une des plus belles prisons médiévales d’Espagne. En plus de Visiter Pedraza, dans un pourtour de 30 kilomètres, il y a de nombreuses attractions pour organiser un voyage de deux ou trois jours. Au nord se trouve l’important village médiéval de Sepulveda, flanqué par le spectaculaire parc de «las Hoces» de la rivière Duratón. Vers le sud, les amoureux de la nature peuvent monter au col de Navafría et faire un tour dans le parc de Guadarrama. Dans notre section Où se loger et que manger à Pedraza nous vous parlons des plats locaux et où réserver pour y rester dormir.

Voulez-vous visiter cet endroit?

Il existe des preuves de peuplement préhistorique dans les grottes à ciel ouvert à cote de la rivière Cega. À côté du château ont été trouvées des céramiques des populations celtibères des Arévaques ou vaccéens (du quatrième siècle A.C.). Sur le site de La Vega, près du village, il y a les restes d’une villa romaine du Bas-Empire. Également un site paléochrétien du Ve siècle et des mosaïques romaines tardives dans le Guijar.

Le nom de Pedraza est dérivé du latin Petracia ou Petrazan. Le roi Alfonso X  situait la naissance de l’empereur Trajan à Pedraza, car on pensait que sa famille  en était originaire puisque son neveu – San Eutridio-  y a souffert le martyre en l’an 87. Le consensus parmi les chercheurs est que la famille de l´empereur était d´Italica (Séville) où il serait né. Dans l’historiographie de Pedraza il y a un grand nombre de falsifications et une absence notoire de documentation fiable; D’abord, il apparaît dans le Vœu de San Millán (938) comme l’un des villages  aux quels Fernan Gonzalez avait ordonné d’apporter des offrandes au Monastère de San Millan; Mais  la plupart des historiens soutiennent que ce document sest un faux. Il est certain que Sepulveda et Pedraza ont été conquises par le  comte, Fernan Gonzalez, en 940. Mais son fils, le comte Garcia Fernandez dut les rendre à Almanzor en 984. Entre 1010 et 1023, le village fut finalement conquis par son fils, le comte Sancho Garcia. Curieusement, les deux étaient les protagonistes de la légende de la perfide Comtesse, le feuilleton par excellence de l´aristocratie du haut moyen âge.

En Novembre 1076, le roi Alphonse VI a confirmé le Fuero latino de Sepulveda,  avec Pedraza. Dans une bulle du pape Calixte III en 1124 l’autonomie de Pedraza était reconnue , puis  confirmée en 1309 par la chartre romanceada de Sepulveda, acte juridique par lequel Fernando IV reconnaissait la frontière avec  Sepulveda.

En 1294 Sancho IV le Brave accorda une exemption générale des impôts pour ses habitants. Une forte autonomie qui la transforma en une «comunidad de tierra» (communauté). Jusqu’au milieu du XIVe siècle c´était une propriété de la Couronne, devenant fief de Fernando Gomez de Albornoz,  puis des García Herrera, et passa aux mains de Bernardino Fernandez de Velasco, connétable de Castille et premier duc de Frías qui reçu Pedraza dans la dot de sa femme, devenant ainsi résidence de la Maison de Velasco. A cette époque, il eut un duel célèbre pour la possession de Pedraza à la porte de la villa; C’et le vainqueur -Iñigo-  qui fit, au début du XVIe siècle, agrandir le château, qui fut achevé par son fils Pedro.

Châteua de Pedraza de la Sierra où “des Connétables”

En tant que domaine des Velasco – connétables de Castille – pendant la guerre de «las Comunidades», Pedraza se rangea du côté de l’empereur Charles V. Une histoire apocryphe du XVIIe siècle  affirma que en 1528  les deux fils du roi français François Ier furent emprisonnés dans le château de Pedraza; Les documents de cette époque situent les princes française dans le château voisin de Castilnovo, appartenant également à Velasco; ce qui a conduit à la confusion entre les deux châteaux de la famille des connétables et l´erreur de la chronique ultérieure.

Entre les XVIe et XVIIe siècles, le passage des moutons mérinos vers les “ranchos de esquileo » (des Ranchs pour les tondre), les lavoirs de  laine et les «Batanes» (fouloirs) apportèrent une certaine  richesse au village. Il y avait aussi des ateliers pour le tissage et la production du lin. D’Octobre à Juin la transhumance vers la vallée d’Alcudia à Ciudad Real commençait, ce qui explique l´importance du matriarcat dans la région. Pedraza fut  si riche qu´il avait grandi jusqu´à  avoir cinq mille habitants. En 1725, le château et les rentes de Pedraza sont transmises à la Couronne, en raison de l’appui du duc de Frías à la Maison d’Autriche dans la guerre de Succession. Pendant la seconde moitié du dix-huitième siècle le village déclina peu à peu: les ateliers de tisseurs disparaissent, le bétail est très  touché par la guerre d’indépendance.  Le principal fait positif fut la visite en 1792 du roi Carlos IV, qui fut très célébrée. L’abolition de la féodalité en 1811 met en égalité Pedraza avec les autres municipalités environnantes, ce qui provoqua la «guerre des Patronnes» entre la Vierge de Carrascal et  celle de las Vegas, par le refus des prêtres à prendre part aux fêtes du village.

En 1925, le peintre Ignacio Zuloaga acheta les ruines du château pour 12.999 Pesetas; il y peint un paysage du village et deux portraits de villageois. C’est le moment où  le village fut découvert par des cinéastes tels que Jacques Catelain et Florian Rey, qui l’ont utilisé comme  cadre pour leurs films,  des années plus tard ce furent Saenz de Heredia, Luis Lucia, Orson Welles, Pilar Miró et José Luis Cuerda. En 1934 Unamuno visita Pedraza de la Sierra, et il y écrivit une belle chronique du village qui fut convertie en vidéo. Le Marquis de Lozoya obtint ,en 1951 ,que Pedraza de la Sierra soit déclaré Ensemble Monumental. Quatre ans plus tard Camilo Jose Cela y est arrivé dans une de ses tournées dans la Castille, il y connut le célèbre pharmacien Pedro Abad, compagnon et ami de Ignacio Zuloaga pendants ses séjours à Pedraza. Jusqu’à la moitié de la décénie des années 60 le marché  pour les bovins fut maintenu le mardi; c´est le moment où est arrivé le décorateur Francisco Muñoz, qui a relancé  Pedraza de la Sierra récupérant l´artisanat de l’étain et y ouvrit  son célèbre magasin de décoration De Natura. Depuis 1991, la Fondation Villa de Pedraza a organisé les célèbres concerts des bougies, qui ont lieu au mois de Juillet sur la place de la ville, par  les quels il chercherait  à réhabiliter comme auditorium l’église de Santo Domingo.

Nous vous recommandons de stationner à la périphérie de la colline et de marcher à pied pour visiter le village. Les visiteurs peuvent donc commencer la visite de Pedraza depuis le parking en face de l’Ermita de la Virgen del Carrascal ou de « San Miguel » maintenant converti en Centre Thématique de l´aigle impérial, près d’un aqueduc médiéval qui amenait de l’eau de source jusqu´à la fontaine du Caño à côté de la route. En remontant vers le village c´est une bonne idée d´étancher sa soif avec l’eau de cette fontaine; il y a de nombreux habitants et des étrangers qui remplissent des récipients pour leur consommation d´eau à la maison.

En haut de la colline vers la gauche se trouve une énorme tour de guet, et qui était autres fois utilisée comme «aljibe» (citerne); donc elle était appelé le «Pozo (puits) de las Hontanillas». En face de la Porte du Village, eut lieu le fameux duel entre Iñigo Fernandez de Velasco et le comte de Benavente. Le vainqueur du combat fit tailler son écu sur les deux côtés de la porte,  pour qu’il n’y ait pas de doute  sur qui possédait le village. À l´intérieur de l’arc il y a une niche avec un Christ que l´on descend les vendredis saints. Cette porte de la muraille était fermée au crépuscule jusque dans les années quarante du XXe siècle; un fait que, raconta  Ignacio Zuloaga à sa riche collectionneuse américaine Mme Lydig et  auquel elle n´ avait pas cru, Ce  fut l’objet d´un pari qu´elle vint perdre à Pedraza de la Sierra. La porte  s’ouvre en dessous de la tour médiévale qui abrite la prison, l’une des mieux conservés en Espagne; Vous devez voir absolument cette prison de Pedraza  tant pour ses cachots, comme pour les explications fournies les guides sur le système de prison au moyen-âge.

Tois rues donnant accès  à la ville, celle du centre  la «Calle Real» mène à la place. Sur la droite se trouve la rue Calzada qui suit le tracé des murailles et conduit à l’église de Santa Maria et au château. À gauche c´est la rue de las Cuestas qui longe les parois du canyon du « Gurugú » et le puit de las Hontanillas dont nous avons déjà parlé. Nous marchons par la Calle Real; au numéro 15, est aujourd’hui le bureau  de la Fondation du village de Pedraza sur le linteau de la porte une inscription indique que ce fut là que l’on devait payer l’octroi.. Les fenêtres à barreaux se  répètent dans de nombreuses maisons de cette belle rue.  Sur la gauche on reconnaît la Maison Pilatos grâce au beau balcon d’angle de cette maison du XVIe siècle ayant appartenu à la famille du «Ladron de Guevara», échevins de la ville dans le milieu du XVIIe siècle. Sur la droite, l’actuel Bureau du Tourisme se distingue par sa décoration  murale. Le bloc entier sur la gauche de la rue est l’ imposante maison des Becerril, qui donne également sur la Plaza Mayor.

La Plaza Mayor de Pedraza a des arcade faites de colonnes et de chapiteaux provenant des ruines du château au XIXe siècle. Parmi ses détails les plus particuliers est le banc de genévrier sous les arcades où tant de cinéastes se sont assis pendant les tournages sur la place. Dans la grande maison des Miranda, construction de 1673, maintenant Taverne, il faut souligner les balcons, les armes, les gargouilles de pierre et les écus du «Ladron de Guevara». La pharmacie, du XVIe siècle avec sa belle collection de «albarelos» et autres équipements pharmaceutiques a été dirigée par les descendants de Don Pedro Abad, pharmacien cité par Cela dans son livre Juifs, Maures et Chrétiens. En face se trouve l’hôtel de ville, ancien palais des marquis de Lozoya. Il détient trois  écus : celui des Perez de la Torre qui y on vécut jusqu’en 1533, de la famille Perez et au centre celui du village; l’horloge est du XVIII siècle le lieu est utilisé comme un espace d’exposition dynamique. En dessous de la mairie il y a un passage qui mène directement à La Casona, à la Rue Cordovilla ou du Curée; il appartenait au grand décorateur Paco Muñoz et c’est la maison de repos de la célèbre chef et divulgatrice Samantha Vallejo-Nájera (Programme Master Chef en Espagne). De retour à la place, entre la Maison de la Comunidad de Villa y Tierra et l’église se trouve le « balcon vert » privilège médiévale pour Antonio Perez de la Torre et Zúñiga et ses descendants  pour assister aux taureaux;  il appartient actuellement à Doña Margarita Becerril.

Ancienne prison de Pedraza

L’église de San Juan conserve des éléments romans. Au XXe siècle le porche qui avait précédé la porte d’entrée a été muré et le pasteur y fit superposer la façade de l’église en ruines de Santo Domingo. A l’intérieur, un retable baroque et un excellent orgue de 1847 œuvre de Jose Otorel; son baptistère est ce qu’il a de plus ancien dans l’église, il est du XIIIe siècle. La porte arrière mène à la Plaza de la Olma, nommée d’après un orme centenaire disparu dans les années 1980; le marché du mardi y tenait lieu. Depuis la place de la Olma part la Calle Mayor vers le château. Dans cette rue il y a encore des vestiges du Palais des Comtes de Pineda et par une ruelle on arrive au Corral de Joaquina, actuellement restaurant Mais où a travaillé jusqu’aux années 1950 Don Nicolas, le dernier potier du village. En suivant par la rue principale il y a l’église de Santa María de Mediavilla; d´absides romane, les fenêtres mauresques dans la tour, des voûtes en briques incluses dans le mur et des éléments de la Renaissance et  du baroque.

Le Château de Pedraza fut  incendié en 1813 par la garnison française lors de sa retraite de la ville, toute la documentation fut perdue. Il aurait pu y avoir un fort romain, mais les restes les plus anciens identifiés sont les fondations et les murs du XIII siècle.Au milieu du XIVe siècle Enrique II l´avait donné à Don Fernando Gomez de Albornoz, premier seigneur de Pedraza. La propriété de la famille Herrera est attestée par l’écusson sur la porte d’entrée de la citerne dans la cour, à côté de la piscine. À la fin du XVe siècle, il passa à la Maison de Velasco; Iñigo Fernandez de Velasco et son fils Pedro y on construit la plupart de ce qui reste actuellement  du château: la double enceinte avec des tours rondes et carrées et des tourelles encadrées sur la porte au-dessus d´un fossé artificiel creusé dans la roche. En 1925, le peintre Ignacio Zuloaga a acheté les ruines qui étaient utilisées comme enceinte  pour le bétail; Il a reconstruit le donjon pour l’utiliser comme logement. À la fin du XXe siècle ses successeurs on reconstruit une aile et la deuxième tour;  actuellement une douzaine d’œuvres du peintre y sont exposées; Il est loué pour des repas de mariages.

De retour au village à gauche les ruines de l’église de Santa Maria, sur le côté gauche de la rue Calzada se trouve le magasin de meubles artisans de la dynastie Cristóbal, et en face est situé l´atelier artisanal et le magasin Estaños de Pedraza (Artisans de l´étain de Pedraza), unique dans son genre et un must pour les amateurs de l’artisanat. En face il y a la Casona del Marqués de Pineda  que le créateur d’intérieurs Paco Muñoz  transforma en la célèbre boutique De Natura, siège actuel des banquets du chef de télévision Samantha Vallejo-Nájera. Avançant vers la porte du village sont sur la droite les ruines de Santo Domingo, église baroque démantelé au XIXe siècle et que la fondation de la Villa de Pedraza a réhabilité. En face, en plein quartier Juif,  se trouve ce qui était la Maison de l’Inquisition, ancienne Auberge du Peintre Zuloaga.

Vous devez voir...

Dónde dormir en Pedraza de la Sierra
Calle Mayor
Dónde dormir en Pedraza de la Sierra
Plaza Mayor de Pedraza y Torre de la Iglesia de San Juan

Informations pratiques

Coordonnées

41º 07’ 49’’N,3º 48’ 40’’W

Distances

Segovia 39 km, Madrid 130 km

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