Ponferrada

Château des Templiers sur le Chemin de Saint Jacques

Cette ville penchée sur la rivière Sil prit le nom du pont qui y fut construit pour les pèlerins. Au cours des ans, il s’agrandit aux pieds du château templier grandiose qui fut très disputé au XVe siècle par le turbulent comte de Lemos.

Planifiez votre escapade à Ponferrada

Visiter la basilique, le château et autres lieux cités dans notre section Que voir à Ponferrada, peut prendre une demi-journée. Nous recommandons pour l’après midi de prendre les routes secondaires vers la «vallée du silence» et le beau7 village de Peñalba de Santiago. De là, vous pourrez monter vers Cabeza de Yeguaou le centre de ski du Morredero. Une autre option est de vous rendre vers les paysages fantastiques de Las Medulas, où vous pourrez suivre maintes routes. Troisième possibilité : continuer l’autoroute vers le nord ouest et passer une heure à parcourir Villafranca del Bierzo. Dans cette petite ville, on mange très bien. Pour connaître les plats locaux et réserver nous vous proposons notre section Se loger et manger à Ponferrada.

Voulez-vous visiter cet endroit?

La citadelle construite par les romains au I s av. J.C. fut prise par les suèves, puis par les wisigoths, et finalement par les musulmans, bien que tout cela ne soit que de la protohistoire.

L’importance prise par le Chemin de Saint Jacques et la difficulté de traverser par gué les eaux tumultueuses du Sil firent que en 1082, l’évêque d´Astorga ordonna la construction d’un Pons Ferrata (pont renforcé par des barres de fer).

Le roi Fernando II remet la localité à l’Ordre du Temple en 1178, lui cédant deux ans plus tard, une charte. Les chevaliers templiers construisirent des forteresses, ici et dans d’autres points du Bierzo dans les débuts du XIVe; à Ponferrada, ils choisirent le terrain de l’ancienne citadelle romaine, enfermèrent la ville dans une muraille qui s’agrandit grâce au passage des pèlerins et à son éloignement de la frontière. En 1196, le roi Alfonso IX de Leon retire aux templiers la seigneurie de la ville, la leur rendant quinze ans plus tard.

Lors de la suppression de l’ordre en 1312, le grand maître de Castille remet la seigneurie de Ponferrada à l’infant don Felipe, frère du roi Fernando IV. Appartenant à la couronne, celle-ci le remet en 1340 à Pedro Fernandez de Castro. On lui attribue la construction du dit «vieux château». En 1374 l’ensemble redevient un bien de la couronne qui le cède en 1440 au Premier Comte de Lemos, qui donna à la forteresse sa configuration actuelle. À la mort de Premier Comte, la décision royale sur l’héritage ne fut pas acceptée par le II Comte. Qui en 1485 mit le siège et prit la forteresse. L’armée royale après un siège et l’utilisation de l’artillerie conquit la forteresse l’été 1486. La Reine incorpora la ville à la couronne, nommant un corregidor pour la gouverner, et elle y fonda l’Hospital de la Reina en 1489. En aout 1506, le Comte de Lemos reprend le château par surprise et en est délogé par les armées du Roi.

En 1558, le III Marquis de Villafranca del Bierzo achète la forteresse à la Couronne pour 1,3 millons de maravedís.

Photografie anciènne de la Place de « las Eras »

En 1808, à Ponferrada s’organise une junte de défense qui jouera un rôle important dans l’organisation de la résistance aux français pendant toute la guerre. La ville sera conquise par les français en 1809, puis abandonnée. Pour qu’ils ne puissent pas utiliser la forteresse, les patriotes la font sauter en 1811, la rendant inutilisable. En 1848, la Mairie vend aux enchères les pierres de tailles du château qui peu à peu est démoli. Pour préparer un terrain de sports, en 1923 on fera sauter une partie des murs qui avaient subsisté.

L’arrivée du chemin de fer au XIXe, lança l’ère industrielle, assurée par l’installation de toute une sidérurgie en 1918 et de la centrale thermique de Compostelle dans les années quarante. De cette industrialisation rapide surgira la ville nouvelle pour accueillir le flot et l’augmentation de la population, s’affirmant comme tête de région, centre commercial et industriel.

Nous commençons la visite de Ponferrada par son vieux quartier où se détache le Château des Templiers, un couvent-forteresse grandiose de près d’un hectare d’extension, de forme polygonale et construit au XIIIe siècles. Il conserve de grands pans de murs, avec créneaux et meurtrières sur trois niveaux de défenses et une entrée spectaculaire entre grandes tours, qui mène à la Place d’Armes et aux autres dépendances.

Aux pieds du château, sur la place du Temple se dresse l’église baroque de San Andres. Depuis le XIXe, le Christ de la Forteresse y a été transporté.

En suivant la rue Gil y Carrasco on peut y admirer les demeures nobles comme la Casa de los Escudosdu XVIIIe qui depuis quelques années est le siège du Musée de la Radio (initiative du journaliste espagnol Luis del Olmo).

Cette rue débouche sur la place que préside la Basilique de Nuestra Señora de la Encina, de style renaissance de la fin du XVIe, complètée par une tour XVIIe. Elle est consacrée à la Patronne du Bierzo dont l’image fut trouvée dans le creux d’un chêne vert (encina) par un chevalier templier. Elle conserve un retable du XVIIe et des œuvres intéressantes de peintures, sculpture et orfèvrerie.

De cette place part la rue du Reloj qui près de la tour du XVIe levée à côté des portes de la muraille forme un des recoins pittoresque de Ponferrada. Entre autres édifices, se dresse l’ancienne prison royale de 1565, aujourd’hui musée du Bierzo avec des objets depuis le paléolithique jusqu’à nos jours. Prôche est l’Hôtel de Ville de 1692, baroque avec tours et chapiteaux sur ses ailes.

Église de San Andres

Vous pourrez aussi voir le «Museo del Ferrocarril» (Musée des Chemins de fer) qui conserve de belles locomotives et le Musée de las Cofradias dans l’ancienne église de San Antonio.

Quant à son histoire industrielle, sur l’Avenue de la Libertad se trouve le ENE, Musée National de l’Énergie: ambitieux parc-musée de l’état. Ene Termica comprend les installations d’une ancienne centrale thermique avec trois parties: Le quai au charbon, la nef des chaudières et les nefs des turbines. Les parties qui complèteront l’ensemble se veulent être des reproductions des écosystèmes péninsulaires de l’époque des exploitations du charbon.

En dehors de la ville, l’église de Santo Tomas de las Ollas, une construction mozarabe du Xe mérite une visite, pour y voir sa voute soutenue par des arcs en fer à cheval.

Au sud, après le pont sur le Boeza, vous avez l’église de Santa Maria de Vizbayo du XIe, considérée comme une des constructions romanes des plus anciennes du Bierzo.

Vous devez voir...

Castillo de los Templarios
Réplique de la Victoire de Samothrace

Informations pratiques

Coordonnées

42º 32’ 46’’ N, 6º 35’ 27’’ W

Distances

León 102 km, Madrid 397 km

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