Villafranca Montes de Oca

Il fut evêché Visigoth et il accueille toujours “le miracle de la lumière”

Son origine est romaine, mais sa longue histoire est liée au Chemin de Saint Jacques. Dans son monastère de San Juan de Ortega, à chaque équinoxe a lieu le «Miracle de la Lumière», un court moment où ses chapiteaux sont naturellement illuminés.

Planifiez votre escapade à Villafranca Montes de Oca

La visite de tout ce que nous décrivons dans notre paragraphe «Que voir à Villafranca Montes de Oca» peut prendre une journée complète. L’escapade peut se prolonger en suivant la même route jusqu’au gisement préhistorique de Atapuerca pour se compléter au Musée de l’Evolution et autres attraits de la ville de Burgos. A Beldorado vous pourrez choisir des activités de tourisme actif. Vers le nord vous pouvez faire une excursion de deux heures à Briviesca, qui est une localité à tradition gastronomique. Vous pouvez parfaitement déjeuner à Villafranca et trouver un logement dans cette zone du Chemin de Saint Jacques, mais nous  conseillons plus tôt de réserver pour dormir à Burgos.

Voulez-vous visiter cet endroit?

Le village romain de Auca fut construit sur d’antérieurs peuplements autrigon qui se trouvait un peu plus au sud du site actuel. De nombreuses édifications se suivirent dont des vestiges nous restent. De son importance témoigne le fait que Auca Patricia fut siège épiscopal au temps des Visigoths. L’occupation musulmane la détruisit en partie.

Vers la moitié du IXe siècle, le comte de Castille Diego Porcelos restaura l’évêché de Auca et favorisa le repeuplement entre les années 873 et 880. Depuis cette base il attaquera  la zone de l’actuelle ville de Burgos, qu’il fonda vers 884. Il mourut l’année suivante et fut enterré dans la chapelle de San Felices.

L’évêché maintint son siège à Auca pendant près de deux siècles, jusqu’à ce que Burgos devenue capitale du comté de Castille, il valait mieux y transférer l’évêché en 1075. Le dèpart du prélat et de ses accompagnateurs, plus les campagnes du roi aragonais Alfonso I el Batallador, contre son épouse la reine doña Urraca de Leon, causèrent la décadence du village.

Le Chemin de Saint Jacques étant devenu une voie importante de communication, les habitants de Auca  s’en furent  plus au nord de l’emplacement original et fondèrent au bord du Chemin de Compostelle un nouveau site que l’on appella Villafranca. Le Codex Calixtinus (le premier guide de voyage au monde) cita un miracle qui s’y produit en 1108: un jeune homme qui avec sa famille faisait le Chemin mourut lors d’un assaut de brigands, au lieu dit Nemus Oque : Sur intercession du Saint Apôtre il ressuscita, ce qui multiplia le nombre de pèlerins venant à ce lieu.

En 1383, la reine Juana Manuel, épouse de Enrique de Trastamara, fonda un hospital de pèlerins (qui existe encore), au quel fait allusion le dicton: “Villafranca Montes de Oca, bien des lits mais peu de linge”.

Entre 1785 et 1833 le village prit la tête de la « Hermandad » (Fraternité) de Villafranca de Montes de Oca, du parti de Juarros, l’un des quatorze de l’intendance de Burgos. Il avait la juridiction sur douze petits villages et un maire ordinaire. En novembre 1833, se livra une bataille dans les environs entre les premiers rebelles carlistes et les troupes libérales qui les dispersèrent facilement. Avec le nouveau régime il devint Mairie constitutionnelle du parti de Belorado de Vieille Castille.

Malgré la perte de population depuis la moitié du XIXe, tous les services d’un petit chef lieu de province s’y trouvent.

Son tracé urbain tout en longueur se doit au Chemin de Saint Jacques. Par-dessus les maisons se détache le profil de l’église de Santiago, du XVIIIe qui remplaça la primitive église romane qui était près de château Au-dedans un retable de l’Ascension et une énorme coquille Saint Jacques en guise de bénitier.

L’Hospital de San Antonio Abad en est proche. Sa fondation attribuée à la reine Juana Manuel de Castille en 1380 lui fait porter le surnom d’Hôpital de la Reine. Son portail est des XV-XVIe et sa cour du XVIl remplace une fondation monastique antérieure du XIIe. C’est toujours une auberge pour pèlerins, mais aussi un hôtel.

Au sud du village, la Chapelle de Nuestra Señora de Oca, de fondation datant du pré roman, mais réformée postérieurement.

Il y eut en premier le Monastère de San Felices de Ocas, de 863.L’année suivante le comte Diego Rodriguez Porcelos, fondateur de Burgos donna aux moines plusieurs églises et propriétés auxquelles il ajouta quelques années plus tard un certain nombre de privilèges. Il y fut enterré. En 1049, le roi de Navarre Garcia de Najera le remit aux moines de San Millan de la Cogolla.

Le chevet de l’édifice, carré, est hispano musulman, en pierres de taille calcaires et dalles funéraires romaines. On y accède par un arc triomphal en fer à cheval.  On le compare à d’autres édifices de la même époque comme San Vicente del Valle, San Pedro el Viejo de Arlanza ou encore Quintanilla de las Viñas.

Le Musée Archéologique et Etnographique de la ville expose les vestiges et objets trouvés dans les 17 chantiers de fouilles archéologiques de la région (deux à Ocon, et quinze à Villafranca) En plus des fouilles réalisées sur des édifices qui ont permis de mieux connaître leurs étapes constructives,, les travaux réalisés sur des gisements comme «Vega Baja» où l’on a trouvé un fragment de mosaïque romaine et une bonne quantité de restes de céramiques qui permirent faire une datation approximative «Haut empire- romain tardif».

À proximité de Villafranca, par la route qui monte à la Pedraja, tout au début du site privilégié du défilé de Oca, coule une source où dit-on fut martyrisé Saint Indalecio, disciple de Saint Jacques. Proche aussi, est la  Caldera  ou grotte du Maure, où se cachaient les bandits qui détroussaient les pèlerins.

Sortant de Villafranca, on entame la traversée des Montes de Oca. Un petit détour mène à Valdefuentes, où se trouvent les restes de ce qui fut un important prieuré et monastère cistercien fondé au XIIe siècle.

Traversant un bois repeuplé de chênes et de pins, on arrive au Monastère de San Juan de Ortega. Ce monastère isolé est une étape parmi celles qui ont le mieux conservé l’esprit jacobin de tout le Chemin de Saint Jacques. Il est composé de l’église monacale, la chapelle da San Nicolas de Bari ou chapelle du Saint avec grilles renaissance, cloître des Hiéronymites et l’auberge des Pèlerins avec un petit cloître de pierres rouges du XVIe. Ce Monastère fut une fondation de Juan de Velazquez (canonisé par la suite conne San Juan de Ortega) Après sa mort, l’œuvre continua jusqu’à former un solide ensemble monacal. L’église à triple abside fut construite selon les plans du saint lui-même, au cours des XII et XIIIe siècles L’abside centrale possède un jeu de colonnes qui supportent des arcs superposés. Des chapiteaux romans de l’intérieur, seuls une demi-douzaine sont historiés. Il faut remarquer aussi le baldaquin du gothique flamboyant et le sépulcre de San Juan de Ortega dans la crypte. Aux moments des équinoxes, si le ciel est sans nuages a lieu ce qu’on appelle «le miracle de la lumière»: à cinq heures de l’après-midi, un rayon de soleil illumine l’arc de triomphe de l’abside septentrionale et l’on peut observer en détails, l’annonciation de Gabriel à Marie, la Visite de Marie à Isabelle, La Naissance de Jésus et l’épiphanie des bergers. L’architecte de l’église situa la fenêtre de la façade orientale de façon à ce que la lumière illumine ces scènes aux deux équinoxes.

D’autres temples importants de la région méritent une visite. L’église Paroissiale de San Martin de Valmala qui réutilisa l’abside de l’église primitive comme bras de transept dont on reconnaît les pierres rouges du Massif Montagneux du système Ibérique.La forme est semi circulaire et le mur est orné de fines colonnes. Dans le village de Alarcia, près de la route est l’église de la Asuncion de Alarcia , récemment restaurée. Elle est du XVe, construite sur un exemplaire roman dont restent le portail  sud et une série de modillons qui ont été réutilisés.

Un autre arrêt obligatoire sur le Chemin Français est l’église paroissiale de la Vierge de la Calle de Redecilla del Camino qui conserve les plus beaux fonts baptismaux de tout l’âge roman espagnol.

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Église de Santiago

À quinze kilomètres au sud, à Belorado, on peut visiter l’église de l´Asuncion de Santa Maria de San Vicente del Valle, dont l’origine serait du VIe siècle (ce que l’on ignore est s’il s’agissait d’une construction civile ou religieuse). Une seule nef sur d’énormes piliers (certains, des colonnes romaines). Les fenêtres en ogive, originales sur le mur sud. Sous les Visigoths elle fut rehaussée et des fenêtres géminées furent ouvertes. Au Xeme siècle, on lui ajouta un chevet du type commun de la région de la Sierra de la Demanda de Burgos. Aux débuts du XIIIe fut placé l’arc triomphal et le portail avec la date inscrite de 1224.

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Informations pratiques

Coordonnées

42º 23´11’’N, 3º 18’ 33’’O

Distances

Burgos 36 km, Madrid 223 km

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