Castrojeriz

Château du crime et étape jacobine

À la limite de la province de Palencia, le village de Castrojeriz est adossé au coteau dominé par les ruines du château dans lequel Pedro I assassinat sa tante Leonor de Castille. C’est un lieu d’étape obligatoire pour le pèlerin du Chemin de Saint Jacques de Compostelle.

Planifiez votre escapade à Castrojeriz

La visite du château, de la Collégiale et autres lieux touristiques de Castrojeriz peut vous prendre une matinée. Vous pouvez continuer votre excursion en suivant le Chemin de Saint Jacques vers l’ouest et visiter les très beaux villages de Fromista et Carrion de los Condes. Dans le sens contraire vous avez la ville de Burgos. Pour faire nuit dans ces parages, nous vous recommandons de réserver où dormir à Burgos, pouvant aussi voir notre section pour Où se loger et Manger à Castrojeriz (où les possibilités d’hôtels ne sont pas aussi importantes).

Voulez-vous visiter cet endroit?

 

Sur la colline dominant le village, il y eut un fort romain  qui fut réformé par les Wisigoths. On y a trouvé des vestiges des deux époques.

On l’associe généralement à la Castrum Sigiceri fondée par Sigerico, frère de Don Rodrigo–vers 760. Son existence fut difficile de par les attaques et destructions dues aux musulmans. Quand en 882 le capitaine Nuño Nuñez et sa troupe de guerriers d’outre monts (ils venaient de la vallée de Bárcena Mayor en Cantabrie) occupent la place, ils attirèrent des gens du nord et levèrent un nouveau château.

En 874, le Comte Garcia Fernandez concéda le dit “Fuero de la Caballeria Villana”, une protection juridique qui est considérée comme la première à avoir été promulguée en Castille: cet acte donnait à quiconque  qui possédait un cheval en pleine propriété un statut d’égalité avec un «infanzon» (de la plus petite noblesse). Ce fut un bon moyen  pour peupler cette place de frontière si dangereuse. L’acte fut aussi généreux avec la population juive qui s’installa et forma son quartier dans ce qui est de nos jours le quartier Saint Jean.

Au cours des décades suivantes les musulmans sont repoussés vers le sud et le Chemin de Saint Jacques s’ouvre aux pèlerins qui viennent en multitude. Étape du Chemin, la ville se voit obligée à construire jusqu’à sept «hospitales» pour les loger (l’un d’eux est le monastère de San Anton), plus six églises pour veiller sur la nouvelle population, la prospérité permet aussi de financier  trois couvents pour prier pour les âmes des bienfaiteurs.

À la vue des forts tributs que l’on pouvait percevoir dans le lieu, en 1113, le roi Alfonso I el Batallador d’Aragon  se charge de la forteresse mais en 1131, Alfonso VII de Castille assiège la forteresse qui sera conquise par la faim.

Ce fut une forteresse fidèle au roi Pedro I, qui confía à son gouverneur les tâches les plus délicates. Ce fut la résidence de sa maitresse Maria de Padilla, et c’est là que naquit sa fille Constance de Castille. C’est là aussi que fut emprisonnée Leonor de Castille (reine veuve d’Aragon) jusqu’à 1379, moment où elle fut assassinée sur ordre de son neveu Pedro I.

En 1426, Juan II créa le Comté de Castrojeriz qu’il remit au chancellier guerrier don Diego Gomez de Sandoval. Celui-ci conspira contre son bienfaiteur et fut fait prisonnier lors de la bataille de Olmedo (1445), moment où tous ses titres et terres lui furent confisqués, Après sa mort, le roi Enrique IV rendit Castrojeriz à son successeur.

Le Chemin détermina la morphologie du village: de chaque côté d’une longue rue. À partir du XIVe le Chemin commença à décliner, déclin qui s’accentuerait le siècle suivant à cause des guerres constantes avec la France. Ce fut une partie de la Seigneurerie du Marquisat de Camaras, jusqu’à 1812, moment où ces titres sont dérogués. Fue un Señorío del marquesado de Camarasa hasta 1812 en que estos son derogados.

Ruines du Couvent de San Antón

Pendant la Seconde République Espagnole (1931-1936) un puissant mouvement ouvrier se créa dans la ville face aux patrons. Les paysans à l’idéologie anarchiste fondèrent un nouveau parti politique local : Bloc Ouvrier et Paysan, qui gagna les élections de février 1936. Parmi les premières mesures du nouveau maire fut de vendre une partie du patrimoine municipal pour alimenter les paysans qui avaient refusé de ramasser la récolte (n’avaient donc pas touché et avaient faim). Cette action et quelques autres propositions valurent au village le surnom de «petite Russie de Burgos»). En juillet 1936, le maire Eusebio Muriel Gonzalez et ses compagnons révolutionnaires moururent aux mains des fascistes qui s’étaient soulevés contre le gouvernement.

Vers la fin du XXe siècle, Le Chemin de Saint Jacques s’est récupéré comme route touristique, ce qui a renouvelé le dynamisme de Castrojeriz.

Les ruines du Château en haut de la colline, sont ce qu’il y a de plus ancien à Castrojeriz (les primitives constructions romaines furent recouvertes par des travaux et des murailles Wisigothiques et médiévales). Des arabes, ne reste qu’une légende: la maure enchantée, dont le mari se tua lors de la nuit de noces. La forteresse joua un grand rôle dans les luttes entre Alfonso el Batallador et Doña Urraca; La reine Leonor y fut assassinée; les comtes de Castrojerizz en prirent possession. La muraille de la ville entourait le château plusieurs portes s’ouvrant dans le bas: de San Miguel, Santa Eulalia, Porte del Monte et porte Sardine. Le tremblement de terre de Lisbonne de 1755 en fit tomber les murs de la zone des grottes du quartier de Santo Domingo.

A l’entrée de la ville est la Collégiale de Santa Maria del Manzano (IXe), reconstruite en gothique en 1214 sur ordre de la reine de Castille et León Berenguela la Grande. Vers la moitié du XVIII, fut construite la chapelle de la Vierge del Manzano, la crypte de l’enterrement des comtes, une nouvelle abside. Elle conserve une sculpture gothique polychromée de la Vierge del Manzano (pommier) du XIII, citée par Alfonso X dans ses Cantigas.

Dans la Rue Real, l’église de Santo Domingo (XVe), où nous trouvons le Iacobeus, tout nouveau centre d’interpretatcion du Chemin de Saint Jacques compris dans le projet «les quatre villes de Amaya».

A la fin de la rue, l’église de San Juan préside son quartier des cinq corps de sa tour aux fenêtres en ogives. C’est un édifice gothique du XIIIe à l’aspect de forteresse, restaurée aux XV et XVIe. Le cloître, le plafond à caissons mudéjar, et le musée de la paroisse (avec des tapisseries de Bruges, peintures et sculptures), sont très intéressants.

Rue Landelino Tardajo, le Musée Etnographique vous fait connaître et comprendre les modes de vie d’antan.

Quelques restes de muraille sont encore dans la zone du Parc de la Porte du Mont, où se concentrent la plus part des hôtels de la ville. Quelques uns, beaux exemples d’architecture civile: La Maison du Cordon (bar- restaurant de nos jours), La Maison de Gutierrez Barona (Fin du XVie) aujourd’hui, résidence de vieillards.

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Colégiale de Santa María del Manzano

Hors des murailles se trouve le Couvent de Santa Clara, Fondé par Alfonso X le Sage, près des sources de Tablin, il fut transféré en 1326 dans la ville sur demande des villageois. Les Clarisses franciscaines en sont encore les hôtes. L’église (XIVe) est gothique, le cloître néo classique, avec une belle crypte gothique.

À deux kilomètres au nord-ouest sont les ruines du Couvent de San Anton. Les moines de l’Ordre Hospitalier  y logeaient les pèlerins et les malades. Ils employaient le «feu de saint Anton» (moisissure du chanvre qui provoque des visions mystiques) Seuls nous restent un portail gothique, les fenêtres en ogives de l’abside et les symboles de la Tau sur les écus des murs.

A 16 kilomètres dans la même direction, par la route BU 400, on arrive à Melgar de Fernamental où se dresse l’église de l’Ascension des XV-XVIe, selon le modèle des églises salons, trois nefs d’égale hauteur et voutes en étoiles, avec en dedans un beau retable, les stalles du chœur et une représentation sculptée de l’Adoration des Mages.

En direction contraire, à Balbases vous pouvez visiter plusieurs églises du XIIIe, de transition du roman au gothique.

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Informations pratiques

Coordonnées

42º 17’ 16’’N, 4º 8’ 20’’O

Distances

Burgos 49 km, Palencia 49 km, Madrid 252 km

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