L´Île de La Palma

Troisième port du monde et frustration des pirates

La Palma a été, au cours du XVIe siècle, un arrêt obligatoire pour les navires allant en Amérique, ce qui l’a rendu célèbre. De nos jours c’est l’un des endroits les plus visités dans les îles Canaries et le site de l’un des principaux laboratoires astronomiques du monde entier.

Planifiez votre escapade à La Palma

Par l’aéroport de La Palma, l´île est accessible depuis celui du nord de Tenerife; à son port on peut y arriver par des ferries depuis les ports de Los Cristianos (Tenerife Sud), Agaete (Grande Canarie) et La Gomera. C’est une île d’orographie accidentée, qui nécessite une escapade de quatre jours ou plus pour profiter de ses possibilités, en particulier du tourisme actif; Il est conseillé d’apporter un équipement approprié pour la randonnée, le vélo et tout ce qui concerne le bain (vous pouvez louer du matériel de plongée dans plusieurs clubs locaux). Vous devez voir à La Palma le Parc National unique de la Caldera de Taburiente et le Parc Naturel de Cumbre Vieja, deux authentiques merveilles de la nature. Il y a aussi une bonne et importante gastronomie locale et où se loger que vous trouverez sur nos pages pour Dormir et Manger à La Palma.

Voulez-vous connaître ce site?

Au XVe siècle, environ 4.000 Benahoaritas vivaient sur l’île, voués au pâturage et à la cueillette de fruits, ce qui entraînait de fréquentes guerres civiles. En 1447, le chevalier Guillén Peraza de las Casas, dont la famille possédait les droits seigneuriaux sur l’île, mourut au combat avec les indigènes dans la Caldera de Taburiente. Lorsque la famille Peraza ne progressa pas dans sa conquête, les Rois Catholiques, en 1492, accordèrent à l’Adelantado Alonso Fernández de Lugo le privilège de la conquérir, avec un prix de 700.00 reales s’il y réussissait. L’Adelantado s’est associé à deux investisseurs italiens et y a débarqué au mois de septembre. Les Indiens, dirigés par Tanausú, se réfugierent aux sommets, mais ils finisserent par se rendre en mai de l’année suivante lorsqu’ils crurent aux promesses de clémence. A défaut de sa parole, l’Adelantado chargea le caudillo de chaînes et l’envoya dans la péninsule Ibérique. Tanausú refusat de manger jusqu’à sa mort et ses derniers mots furent vacaguare (je veux mourir).

La fertilité de la terre a attira de nombreux colons castillans, portugais, français, génois et flamands. Bientôt, ils purent exporter de la nourriture à mesure que les récoltes s’amélioraient avec l’introduction de la canne à sucre et des raisins d’autres îles. Cette disponibilité de nourriture attira les navires espagnols qui traversaient l’Atlantique mais aussi les corsaires et flottes des puissances ennemies.

En juillet de 1553, la ville de Santa Cruz de La Palma fut assaillie par le corsaire français François Le Clerc, connu sous le nom de « Pata de palo » (jambe de bois). À la suite de sa destruction, il fut décidé de construire le château de Santa Catalina et le château de Santa Cruz del Palo; ceux-cis se démontrérent imprenables pendant les défenses durant les deux siècles suivants. L’année suivante, la ville fut attaquée par le corsaire Durand de Villegaignon qui fut rejeté par la milice de l’île.

En 1558, le roi Felipe II décida d’établir, à Santa Cruz de La Palma, la première Cour des Indes dans laquelle tous les navires espagnols qui allaient aux Indes devaient y faire halte et s’enregistrer. Cela en fit le troisième port le plus achalandé au monde, ce qui attira encore plus de corsaires. En 1570 Jacques de Sores, un ancien lieutenant de Le Clerc, connu comme « L’ange exterminateur », fut rejeté avec de lourdes pertes. Mais, le 15 juillet, il réusit a s’emparer d’un navire dans lequel voyagent quarante Jésuites, Portugais et Espagnols, destinés au Brésil, ils furent poignardés un par un et jetés vivants dans la mer pour se noyer. Les jésuites sont connus comme les martyrs de Tazacorte. En 1585, Francis Drake également attaqua, étant rejeté. Une nouvelle attaque eut lieu en juin 1744, lorsque l’anglais Charles Windon attaqua le port avec trois navires, et aussi sans succès.

En 1773, à La Palma, se sont tenues les premières élections au suffrage populaire dans toute l’Espagne pour élire le maire et les conseillers. Il est symptomatique que les réunions du concejo (conseil) aient eu lieu dans la soi-disante Cueva de Carías, un endroit où les dirigeants autochtones se sont rencontrés jusqu’à la conquête.

Entre 1830 et 1880, la culture de la cochenille fut développée, un insecte dont le carmin était extrait naturellement. Lors de l’émergence des colorants synthétiques, la culture de la banane y fut introduite avec beaucoup de succès.

Comme une curiosité, en 1925 – pendant trois jours – la municipalité de Tazacorte s’est déclarée indépendante d’Espagne.

Le 18 juillet 1936, les autorités locales parviennent à affronter les putschistes, ce qui donna lieu à la «Semaine rouge», qui fut stoppée par l’arrivée de la canonnière Dato avec des rebelles armés de Grande Canarie. Les autorités républicaines furent fusillés. Peut-être, la mémoire de cet épisode put influencer que, en 1979, Santa Cruz fut l’une des premières villes en Espagne à avoir un maire communiste, Antonio San Juan Hernández.

Au cours des dernières décennies, le Roque de los Muchachos est devenu l’un des principaux centres astronomiques du monde.

Nous commençons la visite de l’île par sa capitale, Santa Cruz de la Palma, située dans un endroit avec des falaises abruptes et des ravins. Il faut signaler la silhouette du Château de Santa Catalina (1676-1701) qui réjeta tant d’attaquants. Le pont d’accès sur les douves qui permet le passage vers l´enceinte est saisissant.

Dans le centre historique, l’église paroissiale de San Francisco (XVIe siècle) conserve une bonne partie de son aspect original malgré les extensions. Il convient de mentionner la chapelle de la Virgen de Montserrat, el Cristo de la Piedra Fría, l’Immaculée Conception et la sculpture de Santa Ana, la Vierge et l’Enfant. Dans la partie inférieure de la tour-beffroi se trouve la Chapelle de la Vénérable Orden Tercera avec un retable intéressant de l’image de Los Dolores.

L’église de El Salvador (1585) donne sur la Plaza de España et constitue un ensemble de la Renaissance. Son retable principal expose une toile importante sur la Transfiguration du Seigneur. À côté, le bâtiment de la Mairie (1563) comprend un médaillon sur sa façade avec l’effigie du roi Felipe II et un magnifique portique d’entrée. Cette même place sont les maisons intéressantes de Massieu, Pereyra et Lorenzo.

L’église de Santo Domingo est un authentique musée en raison de la richesse de ses sculptures, retables et peintures. Il faut signaler l’autel de la chapelle principale consacrée à la Vierge du Rosario, l’effigie de San Francisco et la peinture de la Sainte Cène, d’Ambrosius Francken.

Profondément enraciné dans la ville est le Real Santuario de Nuestra Señora de las Nieves (XVIIe-XVIIIe siècles), avec une façade classique. Nou voulons souligner son retable et l’image du titulaire du temple, le beau sol et le musée dédié a l’iconographie de la Virgen de Las Nieves. Parmi les curiosités ìl y a un cadran solaire exécuté en bois de thé, du XVIIIe siècle.

Parmi les maisons à la périphérie se trouvent la Casa Sotomayor (XVIIe siècle), la Casa Salazar (XVIIe siècle) et surtout la soi-disante Quinta Verde (XVIIe siècle) avec un superbe patio couvert de trois niveaux avec balustres en bois, chapelle privée et un jardin en terrasses de grande valeur, précédé d’une porte caractéristique crénelée.

Le Musée Insulaire, situé dans l’ancien couvent de San Francisco, fondé en 1508, contient des sections de beaux-arts, d’ethnographie et de sciences naturelles. Nous voulons vous signaler surtout les salles sur la soie, la menuiserie de la ribera et les célèbres cigares de La Palma. Dans la rue voisine de la Virgen de la Luz, 13 se trouve le Musée d’Art Contemporain de Santa Cruz de la Palma.

Dónde dormir en La Palma
Convento de San Francisco, actual Museo Insular

En relation avec la fête principale de l’île, la «Bajada de la Virgen» (Descente de la Vierge), vous pouvez visiter les installations d’un navire transformé en un authentique Musée Naval, qui fait partie de la scénographie festive tous les cinq ans. Le bateau (1940) fut inspiré par la nao Santa María que Christophe Colomb avait commandée lors de son premier voyage en Amérique. A l’intérieur il y a une exposition permanente centrée sur la mer et la navigation.

Le «Teatro Chico» (petit théâtre) est un curieux local inspiré par les plans de colisées italiens en fer à cheval et qui il a hébergé depuis 1927 les restes de l’église de Los Dolores (1514), après son incendie. Également curieux est le Cirque de Marte (1871 et 1914) qui initialement accueillait seulement des combats de coqs.

Nous signalons également l’église de Nuestra Señora de la Luz (XVII siècle), à Garafía, couverte par un spectaculaire plafond de bois de Tea (Pin des Canaries). L’église Nuestra Señora del Rosario (XVIIe siècle), à Barlovento, a également de remarquables plafonds à caissons, une impressionnante fosse baptismale et l’image flamende du titulaire du temple, datant du XVIe siècle. L’église de San Andrés y Sauces (XVIe et XVIIe siècle) se distingue par sa tour, le plafond à caissons et le magnifique retable principal.

Los Llanos de Aridane, la municipalité la plus peuplée et le moteur de l’île avec ses plantations de bananes, a un important Musée Archéologique sur les aborigènes.

À la municipalité de Fuencaliente, il est conseillé d’aller voir l’église de San Antonio Abad (XVIIIe-XXe siècles) et le lieu sacré du Roque de Teneguía avec d’importantes représentations rupestres de la période aborigène.

À Bena Baja, la Casona de Fierro-Torres et Santa Cruz (des XVIIe-XVIIIe siècles) et l’ancienne église de San José (1637), qui détient des images précieuses, forment un groupe intéressant à visiter.

Dans la localité de Mazo se trouvent les cavités de Caboco de Belmaco et Tigalate Hondo, où vous pouvez voir plusieurs gravures rupestres. D’autres grottes protégées sont celles d’El Tendal, à San Andrés Sauces et la La Zarza. Le Musée Casa Roja, dédié à la diffusion de l’histoire de la Fête du Corpus Christi dans au village de Mazo, est également ouvert aux visiteurs.

La charmante localité de Tijirafe, célèbre grâce à sa populaire «Danza del Diablo» (Danse du Diable), est présidée par l’église Nuestra Señora de La Candelaria (XVIe siècle), connue pour son grand retable baroque du XVIIe siècle. L’Ermitage du Buen Jesús est également intéressant, dans les environs du Ravin du Jurado, dont l’origine remonte au XVIème siècle.

Parmi les attractifs naturels se distingue le Parc National de la Caldera de Taburiente, une énorme surface rocheuse qui atteint une grande hauteur avec une grande zone boisée. Aussi le Parc Naturel de las Nieves, habitat privilégié pour la laurisilva et avec de belles cascades. Vous ne pouvez pas quitter La Palma sans contempler son plus haut sommet, l’imposante Roque de los muchachos, couronnée par un télescope à près de 2.500 mètres d’altitude et observable depuis le Mirador de los Andenes. Plus au nord, le visiteur peut profiter des paysages accidentés des environs de Tablado et, déjà sur la côte, des Roques spectaculaires tels que celui de la Magdalena, de la Sal et de Santo Domingo.

D’autres zones protégées de type volcanique sont le Parc Naturel de Cumbre Vieja, au sud, où se trouvent les volcans de Teneguía. Toutes proches se trouvent les Salinas de Fuencaliente. Une autre excursion d’intérêt est celle de la Montaña del Azufre, un cône saisissant aussi d’origine volcanique, ainsi que le Barranco del Jorado, un monument naturel situé à Tijarafe qui comprend des ponts en pierre (juras).

Parmi les plages, nous mentionnons El Volcan, Puerto de Naos, Nogales, Los Cancajos et La Zamora, ainsi que la zone de sable de Charco Verde.

Essentiels

Informations pratiques

Coordonnées

Santa Cruz de La Palma

28° 41′ 3″ N, 17° 45′ 54″ W

Los Llanos de Aridane

28° 39′ 0″ N, 17° 54′ 0″ W

Distances

De Santa Cruz de la Palma à Los Llanos de Aridane: 30 km

Stationnement

Il est plus pratique de laisser le véhicule à proximité des voies d’accès à la ville de Santa Cruz

Altitude

4 m (Santa Cruz)

2426 (Roque de los muchachos)

Habitants

87 163 (2012)

16 330 (2013) Santa Cruz

Carnaval (Santa Cruz), Semaine Sainte, Corpus Christi (Mars), Las Cruces (Santa Cruz, Breña, Mars, 3 mai), Bajada de la Vierge de las Nieves ou Fêtes des Lustrales (Santa Cruz, tous les cinq ans en été), Pèlerinage de la Virgen del Pino (El Paso, août), Pèlerinage de la Virgen de las Nieves (Santa Cruz, 5 août), Fêtes de San Miguel Arcángel (Santa Cruz, 26 septembre)

Floraison de l’Amandier (Puntagorda, Janvier / Février), Débarquement des Indianos (Santa Cruz, Lundi du Carnaval), Le Diable de Tijarafe, Puntos cubanos (récitants, Tijarafe), Course de chevaux fuscos (Tazacorte, Septembre), Danse des nains (Santa Cruz, Fêtes des Lustrales), Représentation théâtrale de la bataille de Lépante (Barlovento, tous les trois ans)

Cigare de la Palma (Mars), Broderie, Vannerie, Dentelle, Céramique, Soie (El Paso)

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