Le Centre de Séville et sa Vieille Ville

La Grande ville-couvent baroque

Pour visiter le Centre de Séville et sa Vieille, Ville il y a une grande quantité de monuments d’intérêt Historique-artistique. Ce sont pratiquement quatre kilomètres carrés qui en font la plus grande de toute l’Espagne, et la troisième d’Europe (avec Venise et Gènes).

Planifiez votre escapade au Centre de Séville et sa Vieille Ville

l y a donc énormément de choses à voir ou à visiter Centre de Séville et sa Vieille Ville, mais nous vous avons préparé toute une page spécífique pour son principal monument: la Cathédrale et sa Giralda. Lui faisant face se trouve l’inévitable Alcázar Royal de Séville, lui aussi Patrimoine de l’Humanité. On peut ensuite traverser le quartier de Santa Cruz, avec ses ruelles en labyrinthe, pavées et étroites où l’on perd la notion du temps. En incluant la cathédrale, la visite de tout ce que nous vous proposons ici vous prendra bien deux jours entiers. Une journée supplémentaire peut être consacrée à la zone de la Plaza de España où vous trouverez une multitude d’endroits où «tapear»: là où vous verrez le plus de sévillans réunis, entrez. Vous pouvez aussi consulter nos deux pages consacrées aux quartiers de Santa Cruz et de L’ Arenal et La Macarena et le centre de la ville pour choisir: il y a de nombreuses possibilités et à prix honnêtes.

Voulez-vous visiter cet endroit?

Après que les romains eurent conquis Spal ou Ispal, ils y créè, qui deviendra l’une des plus importantes villes de Hispania. Le christianisme lui apporta ses martyres, les deux sœurs Justa et Rufina, exécutées pour leur foi au IIIe siècle, actuelles saintes patronnes de Séville.

En 426, le roi vandale Gunderico s’empara de la ville, au cours de la première des invasions des barbares qui amèneraient la domination des Wisigoths. Ce fut une époque culturelle brillante grâce à San Isidro qui y naquit en 560 et est inclus dans les Armes de la ville.

En 712, Muza conquit la ville: la domination musulmane durera cinq siècles. Sous le nom de Isbiliya, elle deviendra la ville la plus importante de Al-Andalous. Au XIe siècle, le roi taifa Almutamid le Poète y apporta une certaine splendeur. Les almoravides (XI-XIIe) et les almohades (XII-XIIIe) dessinèrent la physionomie de la vielle ville historique dont nous sont restés La Giralda, la Tour de l’Or et l’Alcazar.

Après quinze mois de siège en 1248, le roi castillan Fernando III (canonisé au XVIIe) prit la ville de Isbiliya. Ce roi resterait dans la ville jusqu’à sa mort, étant le premier à être enterré dans la Cathédrale. Son fils Alfonso X le Sage composa la plus part de ses chroniques dans les Alcazars Royaux (de nos jours l’Alcazar Royal), dotant la ville du leitmotiv: NODO (elle ne m’a jamais abandonné, se référant à la loyauté de la ville envers son roi) que l’on peut voir sur de nombreux édifices.

Il y eut toute une “aljama” juive dans le quartier de Santa Cruz, qui subit des épisodes dramatiques comme le Peste Noire de 1348 et la révolte anti-juifs de 1391.

Après la découverte de l’Amérique en 1492, les Rois Catholiques fondèrent la « Casa de Contratacion » depuis laquelle on surveillait et dirigeait les voyages et les richesses qui provenaient d’Amérique, et qui avec l’aide de l’Université des Marchands  régularisaient les relations avec le nouveau monde.

Tout au long du XVIe siècle Séville consolida sa position de port principal de commerce avec l’Angleterre, l’Italie et les Flandres.  Les richesses obtenues permirent la construction de nombre d’édifices parmi les plus importants de son centre historique, devenu multiculturel à cause des immigrants, ce qui propulsa l’éclatement artistique du Siècle d’Or Espagnol. Les plus importantes furent les fabriques de savon, celles des tissages de soie et de laine et celles de céramiques.

Anciènne image d´un marché à Place de la Alfalfa

Coïncidant avec la période artistique la plus brillante: le baroque, la crise de la monarchie du XVIIe amena une décadence démographique et économique. La navigation dans le Guadalquivir devenant chaque fois plus difficile, le monopole commercial et les institutions furent déplacées à Cadix. En 1649, la ville subit une épidémie de peste qui fit plus de 60.000 morts, presque la moitié de la population.

Au XVIIIe siècle, la nouvelle Fabrique de Tabac fut crée, édifice industriel qui fut la scène des amours de Carmen, mondialement connue grâce à l’opéra Carmen de Bizet. D’autres opéras ont utilisé l’ambiance de cette ville, comme «La Force du Destin» de Verdi ou les Noces de Figaro de Mozart…C’est que Séville a toujours attiré l’attention des artistes européens, surtout pendant le Romantisme, quand on la voyait comme un site pittoresque, imprégné de magie maure, orientale. Cette poussée romantique évolua avec un processus de revitalisation de la ville, qui se développa tout au long de la seconde moitié de XIXe siècle avec l’arrivée du chemin de fer, et la démolition d’une partie des murailles.

Pour ce second parcours du centre de Séville, nous partirons depuis les Alcazares Royaux pour nous diriger vers les innombrables églises et couvents répartis dans l’ancien quartier juif et tout le reste de la partie historique de la ville.

Une fois traversée la place de Elvira (calme lieu planté d’orangers où était le «corral» où Lope de Rueda représenta ses premières comédies) nous nous arrêtons face à l’Hospital des Prêtres Vénérables (1675), siège de nos jours de la Fondation Focus Abengoa. Les fresques de la coupole sont de Valdes Leal, celles des murs de Lucas Valdes, et le simple petit retable est accompagné de toiles de peintres comme Martinez Montañez ou Pedro Roldan.

Devant nous, le coeur de Séville s’ouvre par un labyrinthe de ruelles, petites places et recoins de l’ancien quartier juif organisé autour de trois synagogues, supplantées de nos jours par les paroisses de Santa Cruz, Santa Maria la Blanca et San Bartolomé. Allons d’abord vers la Place de Santa Cruz, avec ses jardins et ses orangers. En son centre se dresse une croix connue comme de « la Cerrajeria »(cerrurerie). Elle fut crée après le soulèvement de 1391, et Murillo y fut enterré en 1692. Détruite par les français en 1810, on perd les restes du peintre.. Tout proche est le Musée Maison de Murillo, avec des œuvres de l’époque de ce grand peintre.

Dans l’église baroque de Santa Cruz (1665-1728) nous contemplons le Christ magnifique des Miséricordes. Sur la place de Santa Maria la Blanca ouvre la Porte de la Carne, (reste de la muraille sarrasine), et l’église de Santa Maria la Blanca qui éblouit le visiteur avec ses trois nefs basses aux arcs en plein cintre sur des colonnes toscanes de marbre rouge. Le transept est couvert d’une coupole semi circulaire sur pendentifs. Remarquables encore sont la haute plinthe de carreaux et le tableau extraordinaire de Murillo de la Sainte Cène.

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Maison de Pilatos

La rue Levies nous mène à l’église de San Bartolomé, néo classique, puis au couvent de La Madre de Dios, où sont les tombeaux en marbre rouge de la veuve et de la fille de Hernan Cortes (le conquérant du Mexique).

Par la Place de San Ildefonso nous arrivons à la Maison de Pilatos,un palais du  XVIe, de styles mudéjar, renaissance et baroque, centré sur sa cour et ses jardins. Il fut au cœur de la culture sévillane du XVIe et appartient toujours aux ducs de Medinaceli. À côté, le couvent de San Leandro (XVI-XVIIe) dont l’église conserve des œuvres importantes d’artistes de l’époque (Ribalta, Montañes…). L’église de San Ildefonso est en face, avec sa façade spectaculaire et parmi ses possession le Christ de Medinaceli pour le quel les sévillans ressentent une grande dévotion. Non loin, le couvent de Santa Maria de Jesus (1502), dont on ne visite que l’église (œuvres de Pedro Roldan et de sa fille la Roldana). Tout à côté la place de la Alfalfa si vivante et la rue de la Moreria qui marque la limite du quartier musulman après la conquête chrétienne.

La Place de l’Encarnacion, urbanisée au XVIe porte le nom d’un couvent disparu, mais à sa place vous verrez le Metropol Parasol, une construction en forme de six grands champignons, de la quelle l’allemand Jürgen Mayer fit le design.

La tour – minaret de l’église mudéjar de Santa Catalina indique que ce fut encore une supplantation de mosquée. Sa chapelle  aux nombreux stucages baroques est l’une des plus belles de Séville et enserre aussi des trésors: Le Christ du Perdon (Pedro de Campaña- 1546), le Christ de l’Exaltacion (Pedro Roldan), la Vierges aux larmes (La Roldana). Non loin, le couvent de Santa Ines, où Gustavo Adolfo Becquer situe sa légende de «Maese Perez, l’organiste», et le Palais de las Dueñas (de la famille de Alba) où naquit le poète Antonio Machado et où il passa une partie de son enfance avec son frère Manuel, écrivain lui aussi..

Les rues Sol et Enladrillada nous mènent au Monasterio de Santa Paula, d’une seule nef couverte d’une armature de bois réalisée en 1623). Il héberge bien des richesses artistiques, œuvres de Alonso Cano et Martinez Montañez, objets sacrés et orfèvrerie de diverses époques.. Le couvent de Santa Isabel au portail le plus spectaculaire de Séville, conserve le Christ de la Misericorde (1622) de Juan de Mesa. Passons par l’église de San Hermenegildo (XVIIe), l’Arc de la Macarena, restauré au XVIIIe en style baroque sur la muraille almohade, et la Basílica Menor de la Macarena (1949) foyer de la reine de Séville, l’image de l’Esperance Macarena, placée dans l’autel, et aussi le paso de procession du Seigneur de la Sentence (1654). Passées les murailles et les jardins, se trouve l’Hospital de las Cinco Llagas (s. XVI) – des cinq plaies -, siège du parlement d’Andalousie.

La rue de San Luis conduit à l’église jésuite de San Luis de Los Franceses (1699), l’une des plus belles de Séville, forme de croix grecque, couronnée d’une coupole semi circulaire et bigarrée de décors baroques. Non loin se dresse l’Èglise Omnium Sanctorum, construite sur une mosquée, avec une belle tour de briques décorée en dentelles de sebka. On y vénère le Christ de la Buena Muerte (Bonne Mort) (1592). La bruyante rue Feria se trouve le Marché. Les jeudis sont jours de marché.

La Alameda de Hercules fut ouverte au XVIe et remodelée au XIXe, On y planta 1.700 arbres et dressa deux colonnes romaines  avec deux statues de Hercules et de Jules César. Près de là, vécut le torero Joselito el Gallo.

Par la rue Calatrava, nous arrivons au Convent de San Clemente, fondé par Alfonso X le Sage et réformé aux XVIe et XVIIIe. C’est actuellement une salle d’exposition. Continuons vers l’Èglise de San Lorenzo, mudéjar du XIV, restaurée aux XVIII et XIXe elle abrite un retable magnifique de Martinez Montañes. Dans l’angle de la place, l’Èglise de Jesús del Gran Poder édifiée en 1965 pour héberger l’image la plus vénérée de tout Séville, celle du Christ du Grand Pouvoir.( Juan de Mesa, 1620), avec elle, d’autres œuvres de Mesa, de la plus grande qualité.

Nous achèverons notre visite du centre de Séville et de sa vieille ville par la visite du Musée des Beaux Arts de Séville,la seconde pinacothèque d’ Espagne après le Prado. Installée dans le baroque Royal Couvent Casa Grande de Nuestra Señora de la Merced et Redencion des Cautivos (XVIIIe). Sa collection comprend des toiles de Lucas Cranach, El Greco, Alonso Cano, Velazquez, Murillo, Jaun de Roelas, Zurbaran et Juan de Valdes Leal. Si vous voyagez à Séville pour la Semaine Sainte, cette expérience sera encore mille fois plus fascinante.

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Estatua de Hércules en el antiguo hospital
plaza setas sevilla

Informations pratiques

Coordonnées

37° 23′ 0″ N, 5° 59′ 0″ W

Distances

Málaga 219 km, Córdoba 139 km, Huelva 93 km, Cádiz 123, Madrid 541 km

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