Cathédrale de Séville

La Magna Hispalense et sa Giralda

La Cathédrale de Sainte Marie de Séville est le plus grand temple gothique jamais construit en Occident, d’où son titre de Bien de Valeur Universelle Exceptionnel.

Planifiez votre visite à la Cathédrale de Séville

Visiter la Cathédrale de Séville requiert au moins trois bonnes heures pour tout voir, Monter à la Giralda et profiter de la paix de la Cour des Orangers entre autres lieux à visiter calmement. En premier, n’oubliez pas qu’il s’agit d’une église, pour la visite de la quelle un certain décorum est nécessaire dans l’habillement, mais aussi des chaussures pratiques pour monter à la tour, et même des jumelles pour observer la décoration des façades, voutes et vitraux. Les groupes prennent rendez-vous en première heure, le matin en général ou l’après midi, et entre semaine si possible pour mieux se laisser gagner par la magie du site. Vous pouvez voir ses zones d’environnement avant ou après la visite de l’édifice, telles que le centre et la vieille ville et la zone de la Plaza de España. Vous trouverez dans ces parages des quantités de bars et tavernes où «tapear»: là où vous verrez le plus de gens de la ville même, arrêtez-vous.

Voulez-vous visiter cet endroit?

Quelques éléments de la mosquée construite entre 1172 et 1198 par les musulmans sont  encore visibles. Elle se composait de 17 nefs séparées par des arcades en fer à cheval et une vaste cour ou sahn qui coïncide avec l’actuelle Cour des Orangers.

Comme c’était la coutume, une fois la ville conquise en 1248 on transforma la mosquée en cathédrale. Le tremblement de terre de 1356 affecta gravement l’édifice, raison pour la quelle en 1388 on étudia la possibilité de construire un nouveau temple. Fait curieux : cette décision  ne fut pas prise par l’archevêque mais par le Chapitre qui en 1401 entreprit cette construction à un rythme vertigineux. D’où une église monumentale, gigantesque selon les critères du gothique tardif en plein XVe siècle, rectangulaire de 116m par 76m. Aux cinq nefs originales on ajouta deux lignes de chapelles de chaque côté, et un transept qui les coupe mais ne sort pas du plan.

Séville au XIXeme siècle (Litographie de Guesdon sur une photo de Clifford)

Il se peut que le premier projet ait été du Maître Alonso Martinez, Les travaux furent ensuite dirigés par Ysambarte, le normand Maese Carlin (Charles Galter), Juan Normant et Alonso Rodriguez. Le 6 octobre 1506, on plaça symboliquement la dernière pierre de la partie la plus haute de la Lanterne et l’année suivante le nouveau temple fut consacré.

Entre 1528 et 1593 est réalisée la Sacristie, la Sale du Chapitre, la Chapelle Royale et sont terminés la Sacristie des Calices et Chapelle des Alabastros, des œuvres de Diego de Riano, Martin de Gainza et Asensio de Maeda.

Enfin, dans la période comprise entre 1618 et 1758 la cathédrale baroque est construite, qui comprend l’église du Sagrario, par Miguel de Zumarraga.

Visite Éxterieur

Nous commençons notre visite à l’extérieur de la cathédrale de Séville par la contemplation de la Giralda, une tour de 94 mètres de haut, construite entre 1184 et 1198 par Ahmad Ben Basso. Ses quatre côtés sont totalement différents et la décoration se développe selon les jeux géométriques caractéristiques mudéjares de briques (sebka). Le clocher chrétien se superpose au minaret sans l’altérer. Il fut conçu par Hernan Ruiz le jeune(1558), sous l’archevêque asturien Fernando Valdes Salas, qui ordonna qu’il soit couronné par une statue de la Foi (girouette de bronze, fondue à Triana par Bartolome Morel en 1568, surnommé le Giraldillo), réaffirmant le compromis de l’Église Sévillane avec la Contre-réforme.

Nombreux sont les accès au temple: trois portes monumentales aux pieds (du Baptême, de l’Assomption et de la Naissance) deux au transept (Saint Cristobal et la Conception) , encore deux au chevet (La Porte de Palos ou de l’Adoration des Mages et celle des Campanillas-clochettes). Il y a de plus une entrée depuis la Cour des Orangers (Porte du Lézard) et une autre communicant avec l’église du Sagrario (Porte du Sagrario), et encore la Porte du Pardon qui donne sur la rue des Allemands.

La Cour des Orangers est totalement intégrée à la cathédrale, mais conserve encore une partie de son passé comme la cour des ablutions.

Visite Intérieur

Les voutes ogivales de la nef centrale couvrent le chœur, entouré de hautes grilles forgées. Entre elles s’élève le transept, aux voutes plus hautes (37m) et étoilées. Par derrière sont l’après-chœur et la Chapelle Royale.

Dans la Chapelle Mayor, on remarque deux oeuvres  grandioses: la grille du presbytère (plateresque de Francisco de Salamanca 1518-529) et le grand retable que Pedro Dancart  commença en 1482 et qui fut achevée au XVIe siècle par les frères Jorge et Alejo Fernandez. Vers 1550 on ajouta deux rangées aux sept qui existaient déjà, avec des sculptures de Roque Balduque et de Juan Bautista Vazquez. De 18 m. de large sur 20 de hauteur, il est en bois polychrome, dans le haut se trouve le célèbre Christ du Million (XIVe). Il intègre aussi une petite statue de Le Vierge Marie (de la Sede) à qui la cathédrale est consacrée.

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Intérieur de la Cathédrale

Dans le presbytère on célèbre encore la traditionnelle Danse de los Seises au cours de la quelle une dizaine d’enfants ou de garçons de la chorale s’habillent comme des pages du XVIe siècle pour effectuer des danses sacrées devant le Saint Sacrement.

Derrière l’autel sont situées une cinquantaine de sculptures gothiques, renaissance et maniéristes du XVIe. Le chœur est entouré d’une grille de F.Salamanca (1518-1523) et contient les immenses stalles (au nombre de 117) taillées en bois d’ébène en 1511. Au centre est le lutrin de Hernan Ruiz le Jeune. L’arrière-choeur baroque de marbres et de jaspes fut sculpté entre 1615 et 1635 par Miguel de Zumarraga. Une peinture sur bois de la Vierge des Remèdes du XVe. le préside.

Les  grandes orgues ont leurs superbes caisses du XVIIIe avec des sculptures de Pedro Duque Cornejo, bien que l’instrument actuel soit de Aquilino Amezua (1901).

La Sachristie Majeure ( XVIe) est plateresque. Dans la Chapelle Royale (XVIe) sont conservés les restes du roi Alfonso X le Sage et de sa mère Beatriz de Suabia.  Au  bas du retable est l’urne baroque en argent, œuvre de Juan Laureano de Pina, qui contient les restes de San Fernando. De plus, dans la crypte sont enterrés Pedro I de Castille et son épouse Maria de Padilla. Il s’y trouve aussi une délicieuse Vierge des Batailles taillée en ivoire au XIIIe siècle.

Le Préchapitre et la salle  capitulaire (fin du XVIe oeuvres de Hernan Ruiz le Jeune) ont leurs voutes décorées par Murillo et conservent un bon nombre de peintures religieuses du XVe au XVIIIe siècles, dont le cadre célèbre de Goya des Saintes Justa et Rufina (Deux soeurs nées à Hispalis et martyrisées pour leur foi chrétienne au IIIe siècle). Ce sont les patronnes de Séville et de la corporation des potiers.

L’église du Sagrario (XVIIe) est de fait un temple intégré dans la cathédrale avec une riche décoration intérieure dont un retable de Francisco Dionisio de Ribas avec des sculptures sur bois de Pedro Roldan.

Les quatre chapelles des albâtres (XVIe) sont situées dans les murs latéraux du choeur. La plus importante abrite la sculpture de bois de la «cieguecita» (la petite aveugle), faite en 1631 par Martinez Montañez: C’est une Immaculée aux paupières presque fermées.

D’entre toutes les chapelles latérales nous signalons à l’est celle de Saint Pierre avec le mausolée de l’évêque Diego de Deza, défenseur des théories de Colon devant les Rois Catholiques.

Au sud, sont les chapelles du Maréchal avec un rétable de Pedro de Campaña (1555) et celle de San Andres où se trouve un Christ de la Clémence de grande valeur de Martinez Montañes (1603).

Le tableau la Vision de Saint Antoine de Murillo se trouve dans la chapelle du même nom au nord.

La cathédrale de Séville garde plus de quatre vingt vitraux d’entre les XIVe et XXe siècles.

Dans la Maison des comptes (aujourd’hui salle de «ornamentos» – ornements) étaient controlées les rentes et possessions du Chapitre. On y conserve l’Étendard de San Fernando, avec lequel ce roi pénétra dans la ville le 23 novembre 1248. Depuis 1255, ce jour est célébré par une procession de las Gradas ou de l’ëpée.

Dans le trésor de la cathédrale, on remarque le Reliquaire d’argent élaboré par Juan de Arfe (1587) de 3,25m de haut, pesant 350 Kgs d’argent et couronné par une statue de la Foi. Autres joyaux parmi tant d’autres: les peintures sur bois alfonsines du XIIIe.,offertes par le roi Alfonso X le Sage. D’autre part, le fils de Colon, Hernando fit don à la Cathédrale de la Bibliothèque Colombine en 1504. On y voit aussi le célèbre Imago Mundi de Pierre d’Ailly et la grammaire castillane de Antonio  de Nebrija.

Parmi les monuments funéraires de la cathédrale se trouve celui de Colon, du à Arturo Melida (1891) transporté depuis la cathédrale de La Havanne en 1902 et placé dans l’un des bras du transept.

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Informations pratiques

Coordonnées

37° 23′ 0″ N, 5° 59′ 0″ W

Distances

Málaga 219 km; Córdoba 139 km; Huelva 93 km, Cádiz 123, Madrid 541 km

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