Baza

Le grand gisement archéologique du sud-est

Au nord de la province de Grenade, dans le contour géologique de steppes imposantes, se dresse un village avec un important patrimoine archéologique ibérique et musulman. Sa forteresse extraordinaire, obligea, en 1489, les Rois Catholiques à mener le siège le plus complexe et le plus célèbre de la Reconquête. C’est un endroit très calme qui plaira aux amoureux d’un passé authentique et lointain.

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Étant en dehors des circuits touristiques habituels, Baza conserve de beaux recoins où vous pourrez profiter de son intéressant patrimoine monumental et historique. Parmi les plus intéressants que nous détaillons dans notre section Que voir à Baza,  nous soulignons l’église de Santa María la Mayor, le Pósito Real, des restes de la muraille et les tours de l’Alcazaba ; son important musée archéologique et le Centre d’interprétation  expliquant les sites archéologiques,  les gisements  et les nécropoles de la localité. A proximité se trouve le Parc Naturel de la Sierra de Baza,  endroit fabuleux où le voyageur peut passer la journée entière à jouir de la nature. Vers le sud sont aussi  les localités curieuses de La Calahorra et de Guadix,  avec dans cette  dernière le quartier intéressant des grottes. Dans notre page Dormir et manger à Baza nous vous signalons les nombreuses options pour manger et vous loger dans ce village.

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On a trouvé dans ses environs des vestiges archéologiques de toutes les périodes historiques. Les bassins du Baza et du Guadix voisin formaient depuis des millions d’années une sorte de cuvette entre les montagnes qui les entouraient, comptant de plus avec plusieurs lacs centraux. Les sédiments s’y déposèrent en quantité et avec eux des fossiles, dont beaucoup nous  sont  encore inconnus, formant ainsi des dépôts magnifiques. Avant le 4ème siècle av.,JC. Alors que les Ibères  construisaient dans le dit Cerro Cepero une ville fortifiée ou oppidum appelée Basti, qui  dut être une ville très importante dans le sud-est

de la péninsule; selon Tite-Live, en l’an 230 a.v. JC.  C’est dans son voisinage le caudillo ibérique Orison  tua le général carthaginois Amilcar.

Vers le IIème siècle av J.C. les Romains  prirent la place par la force, car elle était considérée comme une Cité soumise à l’impôt. Au début du Ve siècle, elle fut occupée par les Wisigoths, qui changèrent le nom de la région de Bastitanie en celui d’Oróspeda, l’une des neuf provinces péninsulaires, qui avait son propre diocèse épiscopal. Vers 550 la région fut prise par les Byzantins qui furent expulsés par les Wisigoths vingt ans plus tard. Les Arabes  arrivèrent en 713, mais le siècle suivant ils déplacèrent toute la population de la colline originale à l’actuelle, en lui donnant le nom de Madinata Bastha ou Batza. Son empreinte se perçoit dans la configuration des rues, les noms et même quelques mots locaux.

La Plaza Mayor de Baza, ca. años 50 del s. XX

En 1145  tout comme dans la région de Guadix se forma un royaume de Taifa qui  dura jusqu’à l’arrivée des Almohades en 1156. En 1232 le caudillo  Mohamed el Rojo  se proclama : émir indépendant de Arjona, Jaen, Guadix et Baza, formant par la suite le royaume nasride de Grenade. Une étape de splendeur commença alors, causée par l’afflux de population des zones occupées par les chrétiens et la production de safran et de soie. En 1325, elle fut prise par les Castillans, étant récupérée quelques années plus tard par les grenadins qui utilisèrent pour la première fois des machines rudimentaires d’artillerie qui lançaient des projectiles de pierres.

Au printemps 1489 la grande armée de plus de cinquante mille hommes des Rois Catholiques commença un siège minutieux qui comprenait la coupe des arbres d’une centaines d’hectares tout autours, la construction d’une palissade en bois de trois kilomètres de long, un  fossé et quinze tours pour éviter l’aide que l’armée de Grenade d’El Zagal aurait pu apporter aux assiégés. Des postes  d’artillerie furent  montés pour bombarder la population et l’effrayer. Compte tenu de la taille de l’armée, un système de logistique et de protection extraordinaire dut être organisé pour acheminer les approvisionnements de Jaén sans qu’ils soient interceptés par les Grenadiens. Finalement, le 4 décembre 1489, le caudillo local Cid-Hiaya  capitula, en se faisant baptiser sous la tente des Rois sous le nom de Pedro de Granada. Après l’expulsion définitive des morisques, vers l’an 1570, la localité initia une longue période de décadence et ne montra aucun signe d’amélioration avant le début du XXe siècle.

La vieille ville conserve encore de nombreuses caractéristiques que les Arabes imprimèrent, de sorte que  visiter Baza permet de ressentir cette atmosphère médiévale. Sur la Plaza Mayor, comme d’habitude, se dresse la mairie, du premier tiers du XIXe siècle, qui servait aussi de prison. Nous y voyons aussi l’Église de Santa Maria Maggiore, construite en styles gothique et renaissance  sur l’ancienne mosquée  avec une façade plateresque. Sa grande tour fut remodelée en 1764.

Le Vieil Hôtel de Ville, de style Renaissance héberge le Musée Archéologique où l’histoire de la ville est expliquée. Ses  pièces les plus importantes datent du temps des ibères, avec une réplique de la Dama de Baza exceptionnelle (s. IV BC) – l’original se trouve dans le Musée Archéologique National de Madrid–  et l’important  Guerrier de Baza  -III à I av.JC); sculptures créées pour garder  dedans les cendres  des personnages. Il y a  également de nombreuses pièces de la préhistoire au Moyen Age.

Dans la Calle de la Alhóndiga, à proximité, se trouve l’Edificio du Pósito Real (1762), un entrepôt de céréales qui fut en son temps le siège de la  Société Economique  Royale des Amis du pays de Baza. Soulignons  les galeries de sa cour centrale

Dans la rue des Dolores est l’Église des Dolores, de style baroque (1702) avec une grande façade de pierre  sur  une arche flanquée de deux colonnes de Salomoniques.

Sierra de Baza

La vieille ville conserve encore de nombreuses caractéristiques que les Arabes imprimèrent, de sorte que  visiter Baza permet de ressentir cette atmosphère médiévale. Sur la Plaza Mayor, comme d’habitude, se dresse la mairie, du premier tiers du XIXe siècle, qui servait aussi de prison. Nous y voyons aussi l’Église de Santa Maria Maggiore, construite en styles gothique et renaissance  sur l’ancienne mosquée  avec une façade plateresque. Sa grande tour fut remodelée en 1764.

Le Vieil Hôtel de Ville, de style Renaissance héberge le Musée Archéologique où l’histoire de la ville est expliquée. Ses  pièces les plus importantes datent du temps des ibères, avec une réplique de la Dama de Baza exceptionnelle (s. IV BC) – l’original se trouve dans le Musée Archéologique National de Madrid–  et l’important  Guerrier de Baza  -III à I av.JC); sculptures créées pour garder  dedans les cendres  des personnages. Il y a  également de nombreuses pièces de la préhistoire au Moyen Age.

Dans la Calle de la Alhóndiga, à proximité, se trouve l’Edificio du Pósito Real (1762), un entrepôt de céréales qui fut en son temps le siège de la  Société Economique  Royale des Amis du pays de Baza. Soulignons  les galeries de sa cour centrale

Dans la rue des Dolores est l’Église des Dolores, de style baroque (1702) avec une grande façade de pierre  sur  une arche flanquée de deux colonnes de Salomoniques.

De l’église et du couvent de La Merced, construits au XVIe siècle sur les restes d’un ancien ermitage mozarabe, nous signalons l’emplacement dédié à l’image de la sainte patronne de Baza, la Virgen de la Piedad. À l’extérieur on remarque sa singulière et belle façade en marbre gris faite vers l’an 1776. Près de celle-ci se dresse l’Église de San Juan (XVI),  de structure mudéjare dont nous signalons la chapelle principale, couverte d’une voûte en ogives étoilée ; Elle abrite l’image de la Virgen del Carmen, sculptée par Gabriel de Freila au XVIe siècle. C’est là même que se trouvent les Casas de los Balcones de Palo, deux demeures de la période mudéjare caractérisées par leurs balcons de bois

Dans la zone de la Cava Alta, il y a quelques vestiges de la muraille et des tours de l’Alcazaba. En traversant la Plaza Eras, par la Carrera de Palacio, nous arrivons à la Fuente de los Caños Dorados qui est située dans la vieille porte de la médina, connue comme « Puerta del Peso ». C’est un bassin construit au XVIIe siècle comme lieu de repos pour les voyageurs et un abreuvoir pour les animaux sur le chemin de Murcie. Cette fontaine est décorée d’héraldiques. Dans la même rue il y a l’important Palais des Enríquez (XVI siècle) de style élisabéthain et grande influence italienne, conçu comme un bâtiment singulier destiné à la détente; De grands personnages s’y arrêtèrent comme Don Juan de Austria ou le duc de Gandía (plus tard connu sous le nom de San Francisco de Borja). Ses plafonds à caissons mudéjar, la beauté de ses jardins et sa collection d’armures mudéjares à la décoration plateresque sont remarquables.

Non loin du Palais se trouve le Monastère de San Jeronimo (1534). La chapelle royale était reliée avec le Palais des Enriquez par un passage sous-terrain.

Dans le quartier de Santiago (ancien faubourg de la Marzuela) étaient situés les Bains Arabes du Quartier Juif, ou de la Marzuela, une des constructions almohade parmi les mieux conservées de toute l’Espagne. S’y trouvent les salles d’eau froide, tiède et chaude, ainsi que d’autres dépendances comme le vestibule, la chaudière et le dépôt à bois

Le CIYA (Centre d’Interprétation des Gisements Archéologiques) est un musée situé dans un point de vue semi enterré, depuis lequel on aperçoit les gisements archéologiques et les nécropoles de la cité, organisé d’une forme de technologie interactive moderne expliquant parfaitement le passé archéologique du site.

Essentiels

Iglesia de La Merced
Barrio de las cuevas

Informations pratiques

Coordonnées

37° 29′ 0″ N , 2° 46′ 0″ W

Distances

Granada 97 km, Sevilla 342 km, Madrid 483 km

Stationnement

Grand parking municipal souterrain dans le centre urbain

Altitude

844 m

Habitants

21 407 (2011)

Carnaval, Semaine Sainte, Croix de Mai (1er, 2 et 3 mai), San Juan (nuit du 23 au 24 juin), Grande Foire en l’honneur de la Vierge de la Miséricorde (du 6 au 15 septembre). il comprend la Fiesta del Cascamorras), Santa Bárbara (4 décembre), Santa Lucía (nuit du 12 au 13 décembre)

Festival International des Chorales et des Danses, Journée de l’absent Bastetano (août), Championnat de l’Andalousie orientale des chevaux P.R.E (dernier week-end d’août), Festival de la Musique Jeune

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