Almería

Points de vues sur la Méditerrannée

Ce grand port du Califat, tout entouré de montagnes, est la ville d’Europe qui a le plus d’heures de soleil, ce qui a permis le développement d’une intense activité agricole. Lieu de baignades tranquilles toute l’année, son offre archéologique est passionnante et sa gastronomie méditerranéenne attrayante.

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En plus de toutes ses plages, Almeria compte avec un riche patrimoine archéologique, architectural et sculptural qui fera les délices des passionnés d’histoire: le Cable Anglais, son excellent Musée Archéologique, la Cathédrale-Forteresse, et sa magnifique Alcazaba sont quelque uns des sites de visite obligatoire. Tout cela peut bien vous prendre une fin de semaine complète. À quelques kilomètres se trouve Nijar et son proche Parc Naturel du Cap de Gata-Níjar où vous pouvez trouver le tourisme actif qui vous plaira; encore plus près est la petite ville côtière de Roquetas de Mar; Si vous préférez, prenez vers le nord l’autovia A92 et  faites connaissance avec le spectaculaire paysage désertique de Tabernas. Cette ville magnifique offre aussi une gastronomie splendide où les principaux protagonistes sont des poissons comme le Maquereau et la Melva d’Andalousie tous deux I.G.P: Pour vous informer sur tous les choix qu’offre la gastronomie locale, et les logements possibles, voyez notre section Se loger et manger à Almería.

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Le nom Al-Miraya, veut certainement dire Point de vue ou Tour de guet. Sur l’ancien site Ibère d´Urci,puis romain de Portus Magnus, le Calife Abderraman III  construisit la muraille en 995. Durant le califat de Cordoue, ce sera la seconde ville de la péninsule et son port principal, avec 300 nefs. L’amiral de la flotte (second personnage derrière le Calife) résidait à Almeria. Le caudillo Almansor fit empoisonner Ibn Maymun dont  le pouvoir lui faisait ombrage.

Quand s’établit un Taifa dans la zone, à la disparition du Califat, la ville maintint sa splendeur. Sous Almotacin (XIe), Almeria fut un grand centre commercial et culturel. Le canevas urbain de ruelles en labyrinthe couvrait alors une surface de près du million de mètres carré et possédait quinze portes. Jusqu’à 10.000 métiers à tisser travaillaient pour fournir le monde arabe.

Des textes médiévaux chrétiens comme le Roman du Comte Arnaldo ou las Serranillas du Marquis de Santillana parlent de sa splendeur. Le pape Eugenio III convoque une Croisade contre Almeria. Les personnages les plus connus de l’époque accoururent: le comte Ramon de Berenguer de Barcelone, les rois Alfonso VII de Castille et Garcia Ramirez IV de Navarre et Alava, le grand duc Guillermo VI de Montpellier. En tant que grands rivaux dans le commerce, les génois et les pisans y participèrent avec leurs flottes.

En 1147 les murailles furent prises d’assaut. Jusqu’à 20.000 guerriers défendirent la alcazaba, qui dans leur grande majorité furent éxécutés par l’implacable Alfonso VII (surnommé «le petit sultan», par les habitants). Une fois la ville prise, elle fut mise à sac. Parmi ses richesses il y avait le «Sacro Catino», un grand plat d’émeraude dans le quel Jésus Christ aurait servi l’agneau de la Dernière Cène (selon une légende). Le roi castillan emporta une partie de la grande mosquée de Almeria au monastère de Las Huelgas Reales à Burgos. Les riches fermetures de cuir et de bronze des portes de Pechina furent emportées à l’Université de Barcelone par le comte de Barcelone.

Vue ancienne depuis l´Alcazaba / Hauser y Menet

Une dizaine d’années plus tard, la ville fut reprise par les Almohades qui ne purent lui redonner sa splendeur. En 1309, le roi d’Aragon Jaime  II essaye de reprendre la ville, sans succès. Située entre les chrétiens de Murcie et les arabes de Grenade, c’était un point stratégique où les combats étaient fréquents.

Finalement, en 1489 elle passe à la couronne de Castille, entrant  Alméria dans une décadence totale. Les tremblements de terre (1518 et 1522), les pestes et l’arrivée continuelle de pirates algériens vinrent à bout de presque toute la population.

À la fin du XIXe, la ville voit se réactiver son économie grâce à l’exploitation des recours miniers (fer et plomb), et à l’exportation du raisin Ohanes.

Suite au bombardement du cuirassier Alemand Deutschland causant 31 morts et 74 blessés, Hitler ordonna au cuirassier Admiral Scheer de bombarder la ville, faisant 19 morts, 55 blessés et détruisant 35 édifices, affectant la cathédrale, l’église San Sebastian et la Mairie.

Au cours des années soixante du XXe, la province commença à se développer, grâce à une agriculture intensive, au tourisme, à la construction et aux carrières de marbre.

On commence la visite des monuments d´Almeria par l´Alcazaba (X-XVe), la seconde grande fortification arabe de la péninsule: 1.430 mètres de périmètre de murailles. Commencée sous le Calife Abderraman III, elle se compose de deux parties (arabe et chrétienne). On en visite les cours d’armes, les jardins, citernes, tours et Maison du Gouverneur. Des vestiges du palais de Almotacin, restes duPoint de Vue de l’Odalisque, scène d’une histoire d’amour entre un prisonnier chrétien et l’esclave favorite du roi maure.

Depuis la Alzacaba descend une ligne de murailles connues comme El Jayran (à cause du roi qui les fit construire au XIe) jusqu’à la colline de San Cristobal, un spectaculaire point de vue sur la Méditerranée, où se dresse une statue du Sacré Cœur (XXe) de marbre.

Place Nicolas Salmeron se trouve le Centre d’Interprétation des Murailles Arabes. L’ancienne médina était située tout autours, elle s’étendait depuis l’¡actuelle rue de la Reina jusqu’à l’avenue del Mar. La zone connue comme Poissonnerie-La Chanca était antérieurement le quartier de l’aljibe, principalement occupé par les pêcheurs, marins et marchands. Iici aussi était le quartier juif. Depuis cette zone on a des vues sur le Ravin de Greppi ou la Colline de la Faim.

Dans la rue Tenor Iribarne se conservent encore trois nefs qui faisaient partie des Citernes Arabes de Almeria faites de briques et voutes en plein cintre. Sur la place Manuel Perez Garcia se trouvait la Porte de Purchena l’entrée de la ville la plus remarquable.

L’église de San Juan fut construite sur ordre des Rois Catholiques sur le site de la grande mosquée, étant alors la première cathédrale de la ville. Le tremblement de terre de 1522 détruisit pratiquement l’église qui fut reconstruite au XVIIe sur l’initiative de l’évêque Portocarrero. Détruite par le bombardement de 1937, ce qui fut reconstruit maintenant nous montre des restes de la Quibla et le Mirhab de la mosquée primitive.

La Cathédrale.forteresse fut construite après le séisme de 1522, avec le rôle de refuge pour la population face aux perpétuelles attaques des pirates. De structure gothique, c’est une église –hall (les nefs sont toutes de la même hauteur). Au de dans on remarque la sacristie et les stalles du chœur. Le cloître du XVIIIe (Ventura Rodriguez) est le meilleur en Espagne de toute la période néo classique. Sur la même place est le Palais épiscopal et sur une des tours de la cathédrale on peut voir l’emblème de Almeria: le Soleil de Portocarrero.

Toute proche se dresse l’église néo classique paroissiale de San Pedro (XVIII-XIXe) qui comprend la chapelle d’un couvent franciscain du XVIe. Sa tour est du XXe.

Maison de las Mariposas (Papillons) Jose Angel Astor Rocha / Shutterstock.com

Sur la place San Sebastian il y eut une mosquée qui fut remplacée par une chapelle au XVIIe qui devint église paroissiale. Sa façade est de Ventura Rodriguez.

En plein centre du quartier historique se trouve l’église Sanctuaire de la Virgen del Mar (dominicains). L’Image de la patronne de la ville, au visage brun est médiévale (XII-XIVe) et fut trouvée près d’une tour de vigie sur les plages de Torregracia en 1502. L’église fut très endommagée au cours de la guerre civile.

Le Couvent de las Puras, construit au XVIe sur des maisons árabes est le résultat de nombreuses réformes et agrandissements.

Le Monastère Royal de Santa Clara (XVIIIe) rue Jovellanos subit les effets du désamortissement et de la guerre civile.

La Paroisse de Santiago, rue des Tiendas, (XVIe) est à moitié mudejar. Une partie en fut détruite lors de la Guerre Civile.

Dans l’ancien quartier musulman des citernes se trouve l’éclectique église paroissiale de San Roque(1893), précédée d’un grand escalier. Fondée en 1500 sur une ancienne mosquée, elle dut être reconstruite après les bombardements de la Guerre Civile. Le portail de l’Ancien Hospital Royal de Santa Maria Magdalena (XVIe) est intéressant.

La Plaza Vieja ou Place de la Constitution occupe l’ancien Zoco: c’est un ensemble à arcades du XIXe. Au centre se dresse une colonne de marbre de 18 mètres connue comme «le Pingurucho de los Coloraos», un hommage aux libéraux qui au XIXe défendirent (portant leurs casaques rouges) les réformes face à l’immobilisme de Fernando VII. Sur la place est la Mairie.

Parmi les édifices d’intérêt de Almeria, il faut signaler le Palais des Marquis de Torre Alta (XIXe), le Palais des Marquis de Cabra (XVIIIe) qui garde les archives municipales, le Palais des Vicomtes del Castillo de Almansa (XVIII-XIXe) (Archives historico provincial) et la Députation avec une belle cour.

Le centre de la ville bourgeoise est le Paseo de Almeria qui sépare la ville historique de l’agrandissement. Là se dresse la Maison des Mariposas où vit la famille Ripoll et en 1921 y fut inauguré le théâtre Cervantes.

De la période entre deux siècles date le «Cable Ingles» (1902) Un chargeur de métal installé sur la plage des Almadrabillas, qui relie la Gare Centrale du Ferrocarril (XIXe) au port. C’est un des chefs d’œuvre de l’architecture métalliquue. De la même époque et  même esthétique est le Marché Central d´Almeria.

Dans le port sportif du Club de la Mer, plage des Almadrabillas on peut voir la Felouque Almariya,  reproduction d’un bateau musulman médiéval.

Le Musée Archéologique de Alméria (route de Ronda) conserve des collections importantes de la préhistoire à la période musulmane.

Le Cortijo Romero, actuelle Maison du Cinéma est une ferme du XIXe où résida le beatle John Lennon quand en 1966 il tourna le film long métrage Comment j’ai gagné la guerre.

Vous devez voir...

Alcazaba
Catedral de Almería

Informations pratiques

Coordonnés

36° 50′ 0″ N, 2° 27′ 0″ W

Distances

Sevilla 407 km, Madrid 545 km

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